-- La figure dans le paysage (Paris 8) » Promenades LMA. 2008-2010

Landy, d’un trajet à un autre

Article publié le : Vendredi 21 mai 2010. Rédigé par : Hye-Young Seon

Promenade dans la nuit de Landy

Article publié le : Mardi 18 mai 2010. Rédigé par : Xiaozhi Chen

Mise en valeur des objets précaires abandonnés a travers un petit monde transparent. Autrement dit, la boîte comme un sorte d’espace surveillé, comme on protège un objet précieux, les images sont bien vivantes dedans. Parfois, derrière les papiers coupés, les vrais vies paraissent plus faible.

La nuit de Landy n’est pas très rassurante, comme un nouveau terrain sauvage, nous abordions la rue mystérieuse. Sans personnage, elle devient scène artistique. Chaque personne croisé ou suivie apparaissent  comme dans un spectacle, éclairés par des lampadaires, ainsi on peut confondre la réalité avec l’utopie. Tel passant barbus, une femme ronde au pain au chocolat, un policier jouant avec son portable…Selon les langues, les cultures, les âges, les vies privées et publiques se modifient profondément…

La figure dans le paysage du Landy

Article publié le : Mardi 18 mai 2010. Rédigé par : Hsin-yin Chang


Qu’est-ce qu’une photographie de paysage urbain ?

Qu’est-ce qui définit une photographie de paysage urbain ?

Une definition du paysage trouvée sur internet le décrit comme « ce que l’on voit lorsqu’on regarde son environnement à perte de vue, à l’exception des points d’intérêts proches de l’observateur » ; cette definition et difficilement applicable à la ville, puisque de nombreux obstacles y arrêtent la perspective. Cependant la notion de paysage urbain (“street’s scenes” en anglais) existe puisqu’elle fait l’objet de nombreux articles et oeuvres d’art.

Ce n’est pas sur cette problématique que j’ai axé mon travail, mais sur la prise en compte d’un autre “problème” particulier à la ville : la forte concentration humaine qu’on y trouve, par définition.

Ainsi, puisqu’il est difficile d’y avoir un point de vue éloigné du sujet, et parce qu’il y a presque toujours du monde en ville, la photographie de paysages urbains est délicate: le photographe peut decider d’attendre le moment où aucun passant ne sera dans le champ (ou en modifiant la photo en postproduction, comme dans certains films de cinema), mais ce parti-pris volontaire ne saurait être pleinement satisfaisant : il interpelle en général l’observateur par son étrangeté (comme une campagne sans verdure).

Le photographe peut également contourner le “problème” en s’éloignant, soit en hauteur, soit de la ville, mais les détails visibles par les humains de la cité disparaissent.

Par contre, si une photo contient des personnes parmis les autres éléments présents dans le cadre, l’attention de l’observateur va en premier lieu se fixer dessus, machinalement, ce qui peut ne pas correspondre avec l’intention qu’avait le photographe lorsqu’il a choisi de photographier la scène.

C’est donc sur cette difficulté à photographier des paysages urbains du point de vue du citadin lambda que j’ai démarré mon cheminement.

Si on prend une photographie de paysage urbain sans humain dans la photo, le but serait de ne pas attirer l’attention sur les personnages dans le cadre mais de ne s’intéresser qu’aux « objets » dans ce paysage, par exemple des objets architecturaux (des bâtiments) ou des fragments de nature dans ce paysage urbain (je ressens toujours un peu d’étrangeté en voyant des arbres, des végétaux dans un paysage urbain) des objets « citadins » ( les rues, les véhicules etc…).

Cette démarche peut avoir un fin utilitaire, par exemple pour servir d’archives, ou dans un souci esthétique ou « d’objectivité » (par exemple les photographies d’Atget servant de fonds pour les bibliothèques).

Pour ma part, j’ai volontairement photographié les personnes présentes dans le champ de l’appareil, car je n’avais aucune intention particulière ; il aurait été possible de ne prendre que des scènes désertes, afin de rendre la sensation de « vide » de cet endroit (il n’y a rien au Landy), mais cela m’a semblé faux : il y a des habitants, des lieux de vie, et ma démarche a plutôt été de photographier en passant, dans la position qui est réellement la mienne dans un quartier inconnu : en passant, sans savoir quoi faire ressortir des prises de vue.

Ce qui m’a intéressé, c’est le sentiment que les humains pris en photo sont « à leur place », qu’ils font partie de ce paysage, la notion d’identité et d’appartenance, contrairement à moi qui ne faisait que passer.

Contrairement au parti pris de Christophe Atabekian de filmer en plan fixe, j’ai voulu montrer le mouvement des passants dans le paysage minéral et fixe.

C’est une façon de souligner la durée, fugace, de la rencontre entre la personne photographiée et moi, un croisement fugitif qui ne sera qu’une trace.

Pourtant, le résultat de ces photographies me semble produire un effet « théâtral », que je n’avais pas prévu, où on voit le paysage comme une scène de théâtre et le cadre comme un quatrième mur, les passants comme des comédiens avec le récit de leur activité (quotidienne).

C’est aussi une différence majeure avec la vidéo de Christophe Atabekian, dans laquelle les personnages peuvent sortir du cadre, alors qu’un fois sur la photo, ils demeurent « à leur place ».

portraits du quartier Landy. (intégrale)

Article publié le : Jeudi 13 mai 2010. Rédigé par : Wei-Wen Pan

  

 

Recto Verso, une réflexion sur le Landy

Article publié le : Lundi 10 mai 2010. Rédigé par : Hui Li
http://www.vimeo.com/11621189

Au Landy

Article publié le : Vendredi 7 mai 2010. Rédigé par : Clémentine Buisset

Il y a quelques semaines, je me suis rendue au Landy. Je voulais prendre quelques photos, mais n’étais pas sûre du fil conducteur. J’ai marché de la gare de Saint-Denis jusqu’à Porte de Paris. J’ai pris le 153, jusqu’à la gare du Stade de France. Puis j’ai marché,  au  hasard, me sentant un peu touriste, dans un lieu qui ne s’y prête pas forcément… Je suis passée par la rue Cristino Garcia, et puis par une petite rue qui lui est perpendiculaire. J’ y ai croisé des gens, ceux qui y vivent, et ceux qui y travaillent, pressés de rentrer chez eux. Finalement, j’ai peu photographié. Je crois que je me suis sentie peu à l’aise. Comme illégitime, ne vivant et ne travaillant pas là.



Des images attachées à des détails

Vidéo du Landy acte 2

Article publié le : Jeudi 22 avril 2010. Rédigé par : Liliane

Pourquoi ne pas avoir pensé plus tôt à regarder sous Google: Landy vidéos


Vidéo du landy acte 2 est presque brucenaumannienne et il y a aussi toutes les vidéos d’Alien et Clément Sellin.

En sortant du RER B, la plaine-stade de France…

Article publié le : Dimanche 18 avril 2010. Rédigé par : Cindy Theodore

Balade sonore Rue du Landy //cindy Théodore
Vous pouvez télécharger cette balade sonore ( MP3) et l’écouter en sortant du RER B ( la plaine – stade de France).

cindy théodore

Luc Bronner. Conversation. Banlieues et médias: une incompréhension mutuelle

Article publié le : Samedi 17 avril 2010. Rédigé par : Liliane

Luc Bronner, journaliste au Monde, «en charge» des banlieues. A la question posée (que nous nous posons encore à propos du Landy) :
«Votre travail semble souvent s’apparenter à un travail d’ethnographe. Comment faites-vous pour vous faire accepter dans ces quartiers ? Comment parvenez-vous à créer des liens avec ces populations ?»
Luc Bronner : «Le facteur temps est essentiel. J’ai la chance, en travaillant au Monde, de pouvoir consacrer un plein-temps à mon travail dans les quartiers, donc de pouvoir intervenir dans les phases de crise, évidemment, mais aussi dans les périodes calmes, celles où on peut créer des contacts, celles où on peut raconter les banlieues dans leur complexité.
 Sur Tremblay en France, par exemple, je suis le quartier populaire de cette ville de Seine-Saint-Denis depuis près d’un an, pour essayer de comprendre son évolution. Je crois que c’est une des pistes pour améliorer les relations entre les médias et les quartiers : éviter les traitements en dents de scie – extrêmes en période de crise, quasiment inexistants le reste du temps – et montrer qu’on s’intéresse à ces territoires sur le long terme. Au fond, ce qui me frappe, ce n’est pas tant le fait qu’il y ait des violences urbaines que le silence de ces quartiers. On connaît en France un niveau élevé de ségrégation sociale et ethnique sans que les habitants protestent réellement. Ou alors par l’abstention. Pour moi, le taux extrêmement élevé de l’abstention aux élections régionales aurait dû être considéré comme un événement plus grave que les émeutes de 2005, parce que plus massif, touchant des centaines de milliers d’adultes, et pas seulement quelques milliers d’émeutiers.»
Télécharger le texte du chat, accessible sur le monde.fr


Ecole du blog avec Luc Bronner
envoyé par Bondy_Blog. – L’info internationale vidéo.
Ecole du blog. Samedi 13 février 2010, Luc Bronner expose sa façon de travailler.

Une promenade dans le quartier de la rue du Landy

Article publié le : Mardi 13 avril 2010. Rédigé par : Hao Wu

Quand j’ai visité la dernière fois le quartier de la rue du Landy, j’ai été étonné par les changements dans ce quartier.
J’ai essayé de retrouver un bâtiment en face de la cafétéria où on avait bu un café, mais il avait disparu. Cette sensation que je connais bien en chine était étrange ici.
Curieusement ce bâtiment qui a été détruit il y a quelques mois se trouve encore sur google earth en ce moment.
Entre la vision et la vérité, je voudrai essayer de prendre des notes dece quartier avec mon carnet de croquis d’après nature ou par photos.
La peinture sur papier est un peu désuette en ce moment, mais comme les bâtiments seront détruits dans la rue du Landy, c’est juste pour mémoire.

rue du Landy