-- La figure dans le paysage (Paris 8) » Le Projet Landy

De l’Université Paris 8 à la rue Albinet

Article publié le : Mardi 30 mars 2010. Rédigé par : Liliane

selon google maps: du 2 rue de La Liberté à la rue Albinet. On pourra s’amuser à suivre au iphone ce trajet à la lettre et en même temps enregistrer ce trajet en live par GPS pour apprécier ou non la qualité du drawing made in satellite… et comparer à longitude égale, quels sont les objets à l’aplomb de l’université.


Maison des jeunes Rosa Luxembourg (de 13 à 25 ans) Street view inaugure la vision en relief…
5-6 rue Albinet tél. 01.48.39.35.91.
Pendant les périodes scolaires, la maison de jeunes est ouvert : de 17h à 20h du mardi au vendredi et de 14h à 18h le mercredi et le samedi.
Durant les vacances scolaires elle est ouverte de 9h à 12h et de 14h à 18h.

Projet Polis – Le commissariat du Landy

Article publié le : Jeudi 25 mars 2010. Rédigé par : Cindy Theodore

Lieu:  35 rue du Landy, Saint-Denis
Titre: Reportage documentaire sur le commissariat rue du Landy à Saint-Denis
De Hui Li et Cindy Théodore
Avec Anouk Legendre (architecte de l’agence X-Tu) et Fréderic Teschner (graphiste).
Format : Vidéo
Durée estimée : 25 minutes environ
Synopsis :
Suite à une visite du commissariat rue du Landy à Saint-Denis, un documentaire a vu le jour. Il présente l’une des architectes du cabinets X-Tu en charge de sa conception, Anouk Legendre, et Fréderic Teschner qui a travaillé sur les graphistes au sein de cet endroit insolite. Ce documentaire retrace ainsi la démarche des architectes et du graphiste.
Cindy

Gentils enfants d’Aubervilliers 2

Article publié le : Jeudi 25 mars 2010. Rédigé par : Clémentine Buisset

En faisant des recherches sur le film d’Eli Lotar, j’ai découvert cet autre court métrage, réalisé par Clément Sellin (qui par ailleurs réalise des clips, notamment pour Alien…). Il a été tourné en  2003 dans la cité Lénine, à Aubervilliers. Film hommage à celui d’Eli Lotar, 60 ans après, qu’est-ce qui a changé?
http://www.dailymotion.com/videoxbm0mu

Gentils enfants d’Aubervilliers.

Article publié le : Mercredi 24 mars 2010. Rédigé par : Elsa Durieux

Voici le commentaire rédigé à partir du film d’Eli Lotar intitulé « Aubervilliers ». J’ai relevé des mots, des phrases que j’aimais bien dans ce film…et dont il faut se souvenir. Cela permet aussi de garder une trace du texte, écrit par Jacques Prévert, qui est absolument sublime, musical et poétique…malgré le sujet.

Eli Lotar, Aubervilliers, 1945, 23 min.

Commentaires de Jacques Prévert.

Musique de Joseph Kosma.

« La Seine a de la chance, elle n’a pas de soucis, elle se la coule douce le jour comme la nuit, se promène, robe verte, lumières dorées, Notre Dame jalouse, immobile, sévère, s’en balance, le Havre, la mer, rêve, mystères, misères de Paris, belles marinières, pauvres mariniers, rivière, Aubervilliers, petit village, les temps ont changé, ouvriers, ruines, taudis, anciennes ruines, ruines banales, ruines de la misère ouvrière, capitale, petits secrets, beauté cachée, chats crevés, jeunesse, Dieu vous protège, privilégiés, monde hostile et sans pitié, triste monde, misère, Gentils enfants d’Aubervilliers, Gentils enfants des prolétaires, Gentils enfants de la misère, Gentils enfants du monde entier, joie de vivre exclue, lutte pour la vie, travail, charbon, quais, fabriques, entrepôts, labeur de l’homme, le ciel, fumée, irrémédiablement, les usines brûlent, manufactures, usines, acide sulfurique, ammoniaque, engrais, produits décapants, dégraissants, soude caustique, sueur, mains de l’ouvrier, décapées, sans être savant, pas tellement brillant à l’intérieur, quartier du Landy, maisons, bourgeoisement, confort, gaieté, ruines, épaves de la cité, pauvres locataires, n’ont même pas l’eau sur le palier, jeune fille, vieilles chansons françaises, brot, fontaine, misère qui coure les rues, eau courante, pavé d’Aubervilliers, échapper à Aubervilliers, campagne, prés, forêts, rivières, bois, simples rêves des ouvriers, Joseph le portugais, quartier, manœuvre, charpente en bois, jamais eu beaucoup de chance, très fatigué, cultivons notre jardin, modeste pavillon, pain suspendu au plafond, cultive la terre, concours, diplôme, occupation, mauvaise tête, ingrat, médaille d’argent, reconnaissance nationale, neuf enfants, fille, famille de fondeur, de soudeur, un jour la maison s’est effondrée, ennuis, s’arranger, s’habituent à tout, malgré tout, épreuves, ni le temps, ni le triste loisir, insolites, invraisemblables, misérables conditions d’existence, surpris, méfiant, lointain, indifférent, achèvent leur vie doucement, finira comme elle a commencé, c’est la vie, formule consacrée, formule résignée, ce vieil homme seul, besogne ménagère, loger ailleurs, exproprié, agrandir le cimetière, vieux hôtels, hôtels de dernière classe, gentils enfants d’Aubervilliers, gentils enfants des prolétaires, gentils enfants de la misère, gentils enfants du monde entier, désert, au cœur du paysage désolé, un coin de verdure apparaît, derniers potagers, derniers maraîchers soignent leur légumes, gestes même du passé, s’en vont aux Halles, tranquillement, comme on faisait avant, les vieilles femmes en bavardant s’en vont au marché, tout est si cher, pas grand chose, trois fois rien, le marché est pour tout le monde, fleurs fraîchement coupées, étalage des choses d’autrefois, vêtements d’occasion, choix délicat, déjà porté, tenir le coup, hiver, promettait monts et merveilles, maisons modernes, marché couvert, logement clair et bon marché, eau courante, écoles modèles, terrain de sport, jardin d’enfants, c’est les vacances, été, bord de la mer, côte d’azur, le grand air, poussière d’Aubervilliers, pavé, misère, enfance désœuvrée, Gentils enfants d’Aubervilliers, Gentils enfants des prolétaires, Gentils enfants de la misère, Gentils enfants du monde entier, mère de famille, simple désir de vivre, simplement, roulottes, vivent là, en attendant, charme, visage de l’enfant, choses les plus belles, oiseau, soleil, joie de vivre, amusé, intrigué, gens heureux qui déménagent, s’en aller, sans regret, la maison, tant d’années, abandonné, nouveaux locataires, désarmée, tranquille courage, lutte, contre la misère, contre le temps, lutte pour changer la vie, rue Neuve, frères et sœurs, tendrement unis, élevés et bien élevés, envers et contre tout, aiment la vie, vêtus très proprement, pauvres vêtements usés, difficulté de ravitaillement, ingéniosité, convenablement, travail, gaieté, bonhomie, l’air sévère, apprenti typographe, employé au PTT, tout est parfait, touchant, menacent de s’écrouler, indignation, froide indifférence, ces choses sont ainsi, pittoresques, détresse, guerre, ruines, tâche plus difficile, tout reconstruire, tout réparer, simples mains de l’ouvrier qui secourra ce monde, figé, déprimé, finira bien par changer, Gentils enfants d’Aubervilliers, Gentils enfants des prolétaires, Gentils enfants de la misère, Gentils enfants du monde entier… »

Elsa.D

Parcourir le Landy

Article publié le : Mercredi 10 mars 2010. Rédigé par : Thanina Hamidouche

Visiter un lieu inconnu, parcourir un itinéraire inexploré tout en laissant sur ce lieu une trace de mon passage : tels sont les objectifs de ce dispositif. Autrement dit, le lieu choisi va devenir non seulement lieu de découverte, lieu d’activité plastique mais également lieu d’interaction avec le spectateur.
Le pari est lancé ! Ayant préalablement réalisé un pochoir de mon empreinte de chaussure, je me suis promenée ainsi dans Saint Denis en traçant mon parcours au sol en bombant la surface du pochoir. Je commence alors petit à petit à former mon parcours. Chaque trottoir, chaque rue empruntée n’échappe pas à ma bombe de peinture. C’est alors qu’une longue période de marquage s’entame. Plus j’avançais et plus mon parcours était suivi, observé et par conséquent plusieurs habitants m’interrogeaient. Les forces de l’ordre sont également venu se mêler à la fête en me demandant gentiement de déserter le périmètre. J’ai donc tenté tant bien que mal d’envahir des endroits qui m’étaient inconnus, de faire découvrir peut être un nouvel espace aux personnes qui parcourent quotidiennement ces rues et de présenter un dispositif qui amène une démarche artistique dans un lieu de passage, un lieu qui touche à la quotidienneté.

Par rapport à notre guide, l’idée est d’illustrer la visite, la marche, le parcours par des photographies de lieux décrits sur lesquels ont remarquerait ces traces, ces marques qui ont été le parcours d’un grand nombre de personnes et qui seront le parcours de ceux qui suivront notre guide. Cela nous mènerait alors à une action culturelle très intéressante.
Thanina Hamidouche

Opération Menhir

Article publié le : Mercredi 10 mars 2010. Rédigé par : Cécile Turet

operationmenhir

neverlandy

Article publié le : Lundi 8 mars 2010. Rédigé par : Olavo Rizzo

http://www.vimeo.com/10019471
musique: ALIEN_6SENS_-Xplosif_Clik_Mixtape-Alien-Destin_De_Pitbull

http://www.myspace.com/alienstyle93

Michael Heizer

Article publié le : Dimanche 7 mars 2010. Rédigé par : Elsa Durieux

Lorsque Cécile nous a présenté son projet de géolocalisation à partir de menhirs, il m’a rappelé le travail de l’artiste Michael Heizer, qui s’inspire des arts préhistoriques ou antiques pour créer ses œuvres.

Dés 1967, cet « archéologue » du Land Art, commence à marquer de son empreinte le désert du Nevada en créant des dessins, des ouvertures, des scarifications dans le sol. Il s’engage peu à peu dans la production de « earth-works » (œuvre d’art créée dans la nature et dont le matériel de base est la terre). Pour Double négatif (1969-1970), à l’aide de dynamite et de bulldozer (blurp !), il creuse dans la pierre et le sable, des entailles « aussi hautes qu’un building ». En effet, Heizer est fasciné par les grandes tailles et les masses importantes des bâtiments, plus que par leur fonction ou leur signification symbolique. Il travaille davantage sur la taille dans ses œuvres que sur l’échelle. Pour lui, la taille est réelle, tandis que l’échelle est « imaginaire ». Il s’attache avant tout à la perte de repères.

Le père de Heizer était un ethnologue et un archéologue spécialisé dans l’architecture précolombienne, ce qui fut une véritable inspiration pour Heizer. On retrouve cette affiliation dans son œuvre intitulée : ComplexOne/City (1972-1976), où il érige une construction abstraite de terre et d’acier, directement inspirée des anciennes pyramides.

Depuis 1988, il réalise des sculptures en retrouvant les formes des outils et des armes préhistoriques, qu’il taille et polit dans d’énormes pierres (Stèle, 1996). Cette même année, il réalise une série de Dessins post-historiques inspirées par les mêmes formes. Voici, ce qu’il dit à propos de travail et de l’art en général, qui est en lien direct avec la vie et les préoccupations de l’homme :

« La définition et l’utilité de l’art changent avec le temps, mais en fait, l’art constitue le témoignage d’une civilisation. S’il nous intéresse à l’époque où il se fait, c’est parce qu’on pense qu’il est en rapport avec notre vie. Plus tard, ce qui nous intéresse aujourd’hui intéressera ceux qui se pencheront sur notre époque ».

En ce sens, l’opération Menhirs de Cécile me paraît tout à fait intéressante, puisqu’elle intègre virtuellement des éléments celtiques dans un environnement urbain, au moyen d’un système technologique qui va faire correspondre, faire dialoguer les époques, les lieux, les évolutions, les modes de création et de transmission. D’autant que ce projet inclut la marche, la déambulation du spectateur à travers l’installation, comme un repérage et une prise de conscience du site (ce que Heizer revendique également!).


Elsa.D

Blog sur le Landy et la Montjoie

Article publié le : Samedi 6 mars 2010. Rédigé par : Cindy Theodore

Voici mon blog sur le Landy et la Montjoie : http://landyland.jimdo.com/

Théodore Cindy

Architecture + Art. Edi Rama & Anri Sala

Article publié le : Vendredi 5 mars 2010. Rédigé par : Liliane

Ceci pourrait être utopiquement proposé dans le quartier du Landy: faire peindre les ternes façades des maisons et immeubles en semi-abandon dans des couleurs vives.
Architecture + Art. Edi Rama & Anri Sala
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Le film D’Anri Sala Dammi i colori d’Anri Sala 2003, vidéo, 15 minutes, projeté lors de cette conférence a été tourné durant l’hiver 2002-2003, et retrace cette opération menée par le maire de Tirana, (Albanie)  Edi Rama. «Le film ouvre une série de réflexions sur les possibilités de la couleur ainsi que sur les différentes significations des notions d’utopie et de réalité.»  Fernanda a présenté le travail de peindre une ville entière de Stephan Doitschinoff.
L’exposition Les Magiciens de la terre (1989 à Paris) avait présenté les peintures murales d’une artiste sud-africaine Esther Malanghu, vivant à Bamhoko (peintures appliquées sur l’intégralité des murs des maisons particulières des villages, ces peintures étant une prérogative des femmes) et de l’artiste béninois Cyprien Tokoudagba, officiellement employé  au musée d’Abomey, où il restaure certains bâtiments d’anciens palais et réalis des peintures murales sur les multiples petits temples vaudous. Tout autre chose que la fresque de la rue Henri Murger que nous apercevons dans la vidéo d’Olavo. Où qui sait?