-- La figure dans le paysage (Paris 8) » «I read»

08. Retour sur le Musée Précaire d’Albinet*

Article publié le : Samedi 5 décembre 2009. Rédigé par : Cindy Theodore


Contrairement à la légende ci-dessus, il s’agit de l’exposition Beuys.

Thomas Hirschhorn et les Laboratoires d’Aubervilliers. Les mots d’introduction résument l’idée: «Un Musée en bas d’une barre HLM.» Thomas Hirschhorn a fait venir l’art dans le quartier car le quartier n’allait pas à lui. Yvane Chapuis fait référence à l’amour de l’art comme motivation pour ce projet. Et je pense à l’amour de l’art de Bourdieu et Darbel, où une partie de leur théorie est remise en cause ici.
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MetroBasel Comic. Une ville de bande dessinée.

Article publié le : Samedi 5 décembre 2009. Rédigé par : Liliane

MetroBasel Comic, la bande dessinée conçue par Jacques Herzog, Pierre de Meuron et Manuel Herz, propose une synthèse des études sur la métropole bâloise réalisées par ETH Studio Basel, antenne bâloise de l’EPFZ et éditrice de l’ouvrage. Cette bd a servi de fil rouge à la table ronde d’architecture du Centre culturel suisse de Paris. http://www.ccsparis.com/fr/events/detail/146.
Un compte-rendu sur cette bande dessinée a été publié dans L’Hebdo du 25 novembre 2011.
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La Seine-Saint-Denis s’achète au Monopoly.

Article publié le : Vendredi 20 novembre 2009. Rédigé par : Elsa Durieux

Peut-être certains ou certaines ont-ils lu cette information parue hier (19 Novembre 2009) dans le journal gratuit Direct Matin :

« L’aéroport du Bourget, les Grands Moulins de Pantin, ainsi que le parc de l’île Saint-Denis sont à vendre… au Monopoly. L’édition locale dédiée au département de Seine-Saint-Denis vient de paraître. Le site le plus cher, le Marché aux puces de Saint-Ouen, affiche un loyer de 400 M (la monnaie du jeu), suivi par la cité 212 au Blanc Mesnil avec 300 M. Le jeu de société a été conçu notamment en collaboration avec la direction du patrimoine du conseil général. »

Combien pour le quartier de la Montjoie ?! Pour le savoir, ajoutez ce jeu à votre liste de cadeaux pour le Père Nöel !

Elsa. D

Abitare. Revue. Interior, design, architecture, art.

Article publié le : Vendredi 20 novembre 2009. Rédigé par : Liliane


Abitare. N° 497. Novembre 2009. «Being Renzo Piano»

L’éditeur d’Abitare est Stefano Boeri, architecte et artiste.

Wallpaper. City Guides. Revue.

Article publié le : Vendredi 20 novembre 2009. Rédigé par : Liliane



Notre référence pour le projet de Guide Landy-Montjoie-Plaine-St-Denis: le découpage en quartiers, associé à une charte de couleurs. Les rubriques. Proposons-nous de l’éditer sous forme de livre numérique et sur support papier, comme un numéro hors-série de la revue du département d’Arts Plastiques, Marges, si tant est que son comité de rédaction soit d’accord.

+ Le site de la revue Wallpaper. Design, interior, fashion, art, lifestyle.

L’expérience esthétique

Article publié le : Mardi 17 novembre 2009. Rédigé par : Steve Wood

L’art a besoin de spectateurs ou d’un public pour exister. L’œuvre d’art doit être implémentée, activée par la publication, l’exposition, la démonstration, l’action, la performance. La question qu’on peut poser à propos de l’art underground, c’est celle de sa place dans l’art, dans le monde de l’art contemporain, élitiste par nature. Jean-Michel Basquiat, Keith Haring sont devenus des peintres reconnus, parce qu’ils ont repris un travail pictural sur toile vendu dans le circuit des galeries internationales.
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Homi K. Bhabha et Renée Green

Article publié le : Mercredi 11 novembre 2009. Rédigé par : Cindy Theodore

Homi Bhabha est un théoricien du postcolonialisme. Il a participé (entre autre) au catalogue de l’exposition Magiciens de la terre en 1989.

Renée Green est une artiste qui travaille sur la question de l’identité en lien avec le post-colonialisme qu’elle critique.

Dans son ouvrage, Homi K. Bhabha aborde le travail de Renée Green. Cette dernière ce questionne sur l’identité, et par conséquent, sur l’hybridité. L’hybridité permet une représentation d’un melting pot culturel mais c’est une notion complexe. La représentation de la différence ne doit pas être lue hâtivement comme le reflet de caractères culturels ou ethniques préexistants, gravés dans le marbre de la tradition établie. [1]Homi Bhabha nous la décrit comme une artiste afro-américaine. Personnellement, quand j’ai commencé a regarder son travail, je ne me suis jamais posé la question de savoir qu’elle était son identité, son origine, sa couleur de peau. Ceci m’éclaire cependant plus sur ce qu’elle réalise. Mais qu’est-ce que la différence culturelle ? Cette interrogation, Renée Green se la pose et tente d’y répondre. Le multiculturalisme ne reflète pas la complexité de la situation telle que je l’affronte au quotidien […].Il faut pouvoir sortir de soi-même pour voir réellement ce que l’on est en train de faire. Je ne veux pas condamner les gens de bonne volonté et dire (comme ces T-shirts que l’on achète dans la rue) : « C’est un truc de Noirs, vous ne pouvez pas comprendre. » Pour moi, c’est essentialiser la négritude. [2] Elle ajoute,  Qu’est-ce qu’une communauté, de toute façon ? Qu’est-ce qu’une communauté noire ? Qu’est-ce qu’une communauté latino ? Il m’est difficile d’envisager toutes ces choses comme des catégories fixes et monolithiques. Finalement, le travail de Renée Green est interstitiel, il se situe entre l’acte de représentation et la présence de la communauté elle-même[3]. Et c’est cet interstice qui permet l’hybridité culturelle.

Les lieux de la culture, une théorie postcoloniale, Homi K.Bhabha

Edition Payot, 1994 pour l’édition anglaise et 2007 pour la traduction française


[1]Homi K. Bhabha, Les lieux de la culture, une théorie postcoloniale, page 31.

[2] entretien sous la direction de Miwon Know, exposition « Emerging New York Artists »

[3] Homi K. Bhabha, Les lieux de la culture, une théorie postcoloniale, page 32.

Emmanuel Terray. L’anthropologue et le contemporain.

Article publié le : Mardi 20 octobre 2009. Rédigé par : Liliane


Emmanuel Terray. «Sans-papiers (Acte 2)». Libération, 19 octobre 2009.

Le «terrain est partout» dit Marc Augé. Emmanuel Terray a écrit un article «Marc Augé, défenseur de l’anthropologie» dans la revue L’Homme, sous-titré L’anthropologue et le contemporain : autour de Marc Augé, n° 185-186 2008/1-2.  BU – Saint-Denis, Salle Rouge M Ethnologie cote 39.1 AUG 8.

«Pour des artistes qui souhaitent insérer leur pratique dans le champ social», dit Virginia Whiles («Art et ethnographie», Marges n°6, pp. 52-54. (traduction Claire Fagnart) [...] «les buts contrastés de l’art et de l’anthropologie sont invariablement présentés dans une perspective moralisante. L’art et l’anthropologie sont tous deux concernés par la rencontre et l’altérité, mais tandis que le travail des anthropologues est pensé comme la contextualisation des relations sociales, celui de l’artiste est plutôt perçu comme une forme de prestidigitation, le jeu d’adresse pouvant signifier « représenter des faits de manière erronée, les réarranger avec habileté ». Il est alors bizarre de mettre en parallèle la pression qui pèse aujourd’hui sur les artistes afin qu’ils réintroduisent de l’éthique dans l’esthétique et la transformation simultanée de l’anthropologie par le biais de la fiction et de l’imagination.»
«L’écrivain Orhan Pamuk a décrit son approche ethnographique rigoureuse d’un des lieux d’un de ses romans. Il lui est arrivé de suivre à la trace son héros, mettant en œuvre cette « recherche de soi en l’autre » (self othering) attitude commune à l’artiste et à l’ethnographe, que condamne Hal Forster. Ce dernier met en garde les « artistes comme ethnographes » contre les risques, liés à cette posture de renforcement de leur autorité. Il y voit une perte romantique de toute distance critique et une forme d’arrogance idéologique: parler pour les autres plutôt que de permettre aux autres de faire entendre leur propre voix.
En réponse, Pamuk défend le roman précisément en tant qu’il peut être « une fiction pouvant dire la vérité, tellement souvent voilée dans la vraie vie », en tant précisément qu’il peut « parler pour ceux qui ne peuvent pas, pour ceux dont la colère n’est pas entendue », et par-dessus tout, parce qu’il permet d’imaginer des conduites de vie alternatives» : de la nécessité donc pour l’anthropologue comme pour l’artiste d’avoir de «l’imagination et du culot». (cf plus haut le texte d’Emmanuel Terray). On s’éloigne des énoncés performatifs de Fluxus et du Situationnisme. Mais on s’approche des percées territoriales d’un artiste conceptuel comme Douglas Huebler.

Lire
Orhan Pamuk, Istanbul
Marc Augé, Non-Lieux. Introduction à une anthropologie de la surmodernité. Paris, Seuil, 1992.  «Les non-lieux désignent les systèmes de communication, transports ou communication de messages, réseaux d’images… Et à travers eux ce sont les attitudes relationnelles qui sont en cause. On observe, en effet, qu’à côté de ce qui s’inscrit dans des symboliques sociales, plus ou moins solides, plus ou moins ancrées dans des lieux, il y a dans le monde contemporain quantité d’espaces où la symbolique de la relation peut être mise entre parenthèses, faisant place à des codes de comportement dont certains sigles sont l’expression la plus effective (panneaux indicateurs, écrans, signaux informatiques, [retour à nos médias géolocalisés), ce qui fait que dans un aéroport, sur une route, on peut vivre seul.»

Renée Green. L’artiste anthropologue.

Article publié le : Dimanche 11 octobre 2009. Rédigé par : Liliane

Eléments du cours du 14 octobre. Autour de
Renée Green. Ongoing Becomings. Rétrospective de l’œuvre de l’artiste 1989-2000. Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne. 19 septembre 2009-3 janvier 2010. Livret téléchargeable sur le site du musée et ici-même Télécharger le livret René Green en pdf


Partially Buried Continued, 1997, installation en 2009 à Lausanne
installation, dimensions variables. © jlggb.

Cette pièce se réfère à la sculpture de Robert Smithson Partially Buried Woodshed, au campus de l’Université de Kent State, aux quatre étudiants manifestant contre la guerre américaine au Cambodge tués par la Garde nationale le 4 mai 1970 dans cette université, à la mère de l’artiste enseignant la musique dans cette université, au père de l’artiste enrôlé comme GI dans la guerre de Corée entre 1950 et 1953.
Les pièces vidéo sont à regarder en écoutant attentivement. Les pièces exposées sur les murs à regarder en lisant. On s’assoit sur les coussins ou on lit en marchant le long des murs où s’alignent les images-textes, linéairement ou non. L’œuvre est en mouvement dans des strates de temps de ce lieu précis, ce campus (le terrain d’investigation), celui d’un artiste (le moment de l’œuvre Partially Buried Continued de Robert Smithson connectée à ce lieu, réactualisé par René Green), un moment historique de personnes présentes (les étudiants), de proches d’elle-même parce que sa mère était aussi ici à un moment donné professionnel, historique). Puis l’œuvre déborde dans le temps et l’espace à partir de là, en Corée, pays où l’œuvre va être présentée après New-York. L’histoire privée, l’histoire de l’art, la grande histoire en inframince à l’histoire privée se combinent. Ce que l’art anthropologique comprend et assume mieux que l’anthropologie fût-elle observante et participative. La méthodologie ou le chemin parcouru de Renée Green s’expriment en termes «d’archives, de généalogie, zones de contact, translation, glissement, site et situation, réseau d’opérabilité, mobilité participative.» «Le développement de sa recherche est continu, la production procède par étape et donne des résultats pluriels et multidisciplinaires, pratiques et/ou théoriques.» dit Catherine Quéloz (page 89 du catalogue Renée Green. Ongoing Becomings).

Questions posées à l’écran dans une des vidéos exposées.

Qui détient l’histoire?
Qui peut représenter sa complexité?
Qui s’en soucie?

«L’image filmée ou le révélateur d’une mémoire au présent.»

Elvan Zabunyan décrit en profondeur la pièce dans le même catalogue (pp.16-17)

[...] «Partially Buried avait pour point de départ l’année 1970 sous deux aspects complémentaires. D’une part les événements survenus sur le campus de l’Université de Kent State où la mère de l’artiste enseignait la musique, d’autre part la sculpture (Partially Buried Woodshed) créée par Robert Smithson quelques mois avant la répression des étudiants par la police en mai 1970, et de laquelle ne subsistait qu’une simple photographie, dernière trace tangible d’une œuvre qui tendait à l’ensevelissement dans son concept même. [...] avec une caméra vidéo et une super8, avec l’intention de raccorder les images filmées à son installation, elle enregistre les témoignages de ceux qui ont œuvré sur le campus afin que la sculpture de Smithson puisse être installée et elle introduit dans le montage final des extraits d’un film super 8 où on la voit marcher entre les arbres à la recherche de la cabane en bois dont il ne reste plus, telle une sculpture, que les fondations. Avec Partially Buried, Green crée des correspondances entre son approche historique de l’art (la référence à Smithson), son histoire personnelle et l’histoire américaine marquée par la guerre au Cambodge. Lorsqu’elle présente Partially Buried, à la Galerie Pat Hearn à New-York, elle accompagne le film d’un certain nombre de documents parallèles qui lui ont permis de concevoir le projet filmique et de rassembler des informations propres à l’époque des années 70.

En gardant cette structure narrative qui allie la recherche sur le terrain, l’appropriation d’événements politiques et historiques relatifs au pays dans lequel elle expose, mais aussi la forme de l’entretien et le récit subjectif,

Renée Green réalise l’année suivante la suite de Partially Buried Continued [pour la biennale de Kwangju]. [...] En tissant un réseau de références, elle réalise une vidéo en forme de diaporama composé des images que son père a prises alors qu’il était enrôlé comme GI dans la guerre de Corée entre 1950 et 1953. [...] Elle y ajoute ses propres recherches sur les faits qui ont marqué le pays et la ville de Kwangju, [...] l’histoire de la résistance étudiante coréenne (dans une démarche similaire à celle du premier Partially Buried) à partir de traces photographiques. Elle visite le cimetière où reposent les victimes des violences policières lors des soulèvements des années 80. [...] Associant ces images à des citations du livre Dictées de Hak Kyung Cha, artiste coréenne-américaine, écrit en 1982, [...] et aux écrits de Smithson, Renée Green retrace une généalogie entre les deux Partially Buried et fait se rejoindre visuellement et allégoriquement les deux formes d’ensevelissement tout en associant les deux histoires de guerre, celle de Corée et celle du Cambodge. [...]
L’installation Partially Buried in three parts à la Biennale de Kwangju [...] consistait en deux projections, le film Partially Buried Continued et, sur le mur adjacent Korea Slides. Cette dernière montrait les photographies de Friendly Green, Jr., son père, prises en Corée en 1952-53, et l’autre les photographies prises par l’artiste quarante cinq ans plus tard.

Les deux histoires sont donc racontées sous la forme d’un diptyque où l’espace entre les deux projections crée un interstice historique qui exprime deux temporalités complémentaires: celles du pays visité et celle de leur lien familial. Cette traversée de plusieurs H/histoires devient un leitmotiv du processus de création qui renvoie aux voyages qu’a pu faire l’artiste dans différents pays du monde, retraçant les liens intrinsèques entre les cultures urbaines, coloniales et post-coloniales.

[...]

Grace à son association Free Agent Media, Renée Green interroge avec son travail, la complexité de notre monde politique contemporain et tente d’inscrire dans l’analyse qu’elle fait de ce dernier les nombreuses couches archéologiques qui composent notre culture.Elle souligne alors pour elle-même et pour les spectateurs/lecteurs les risques d’une disparition de la conscience critique et l’importance de garder vive une mémoire historique en tentant coûte que coûte de

ramener le passé vers le présent et de faire de la mobilité le fondement même de sa méthode.

Elvan Zabunyan. «Nous sommes là» in catalogue Renée Green. Ongoing Becomings. jrp/ringier. 2009 pp. 13-19 + Télécharger l’annonce de la monographie par l’éditeur (pdf)

Autres œuvres de Renée Green

Standardized Octogonal Units for Imagined and Existing Systems (S.O.U.s). Huit pavillons créés pour la Documenta XI de 2002. © JLB

«Même lorsque ses projets font partie d’une grande exposition, Renée Green crée des espaces contemplatifs qui permettent d’entrer dans les idées et les voix qu’elle présente sous forme de vidéos, de textes et de pièces sonores. Ces médias ne sont jamais présentés sans une structure d’accompagnement spécifique conçue par elle. Les S.O.U.s ont des structures en tube d’aluminium. Sept de ces unités comportaient une toile de nylon colorée tendue sur l’un de leurs côtés et étaient équipées d’un banc ainsi que de haut-parleurs. Dispersées dans le parce du Staatspark Karlsaue de Kassel. Renée Green avait recouvert toutes les faces d’un S.O.U. supplémentaire de toile de nylon de sorte que la vidéo Elsewhere? (2002) puisse y être projetée. Les pièces sonores et la vidéo exploraient l’idée de lieux imaginaires et l’histoire du paysagisme et des jardins. Ensemble, les S.O.U.s formaient un circuit et étaient reliées entre elles par leur uniformité et leur spécificité visuelles dans le paysage du parc. Elles fonctionnaient aussi comme une méta-référence à l’environnement même dans lequel elles se trouvaient de sorte qu’elles positionnaient le spectateur au beau milieu du contexte que la vidéo et les pièces sonores élaboraient dans leur discours; simultanément elles faisaient la démonstration du type de sociabilité que les dispositifs formels de Renée Green ont toujours eu tendance à encourager.» Gloria Sutton. Sur quelques opérations formelles. Catalogue pp.93-94.

Wave Links. 2002

Renée Green, Wave Links, in Sonic Process, 2002
Installation audiovisuelle, 1 vidéoprojecteur, 1 écran, 7 moniteurs, 8 DVD, 1 système de diffusion sonore son surround, 7 diffuseurs de son localisé, 1DVD audio.
Production sonic Process, centre Pompidou, Paris.

Esthétique lounge_ postes de consultation (home-tv) individuels répartis dans l’espace sous pénombre télévisuelle, disposés deux à deux en quinconce formellement conversationnelle. Un propos filmique documentaire parcourt les 7 vidéos:

Les relations entre individu et son, comment le son circule-t-il parmi d’autres formes de circulation?
Qu’y a-t-il au-delà de notre conscience auditive, comment nous affecte le son, qu’il provienne de l’extérieur ou de notre corps et de nos têtes?

Regarder_écouter ces vidéos (5 heures), c’est expérimenter le pouvoir des voix individuelles, ce qui est perdu dans la traduction, l’océan conversationnel des interviews menés et filmés par Renée Green avec des musiciens, des directeurs de labels indépendants, des théoriciens, des auditeurs, parmi lesquels Diedrich Diederichsen, Christian Marclay, Mika Vainio… qu’on retrouve de film en film…

(extrait vidéo ici) de l’un des sept films: Médiations The Wire
1_ médiations: The Wire_Perspectives et débat sur la médiation du son à travers le magazine musical britannique The Wire, 35′
2_ Au coeur de la machine: les ordinateurs portables, différents aspects de la musique informatisée, 31′
3_ Le son et l’image: Perception visuelle et sonore des différences et des similitudes entre les arts installations sonore contemporaines et l’art sonore historique, 50′
4_ Activisme et son: Expériences contemporaines d’enregistrement sur le terrain afin de mettre en valeur le son des rues et de défier les frontières nationales en mobilisant les individus de différentes ville dont Vienne, L.A., Berlin, Londres, Gênes, 43′
5_Musique électronique: Analyse du terme, 50′
6_Spectre du son: Eventail des effets du son sous toutes ses formes auprès du public et des producteurs, 44′
7_Une réalité différente: Le plaisir « sans précédent » existe-t-il? Dans quelle mesure peut-on découvrir d’autres réalités à travers le son?

Le projet Code: Survey.

«Projet polyvalent composé d’une installation au siège de CalTrans à Los Angeles et d’un portail internet. «Les liens internet sont rendus possibles par la lecture attentive d’images (des photographies de la collection CalTrans et d’autres sources) de codes (un système de classement alphanumérique) et de mots-clés (sorte d’index subjectif) – trois motifs formels récurrents dans l’œuvre de Renée Green. Sous l’entrée images, des imagettes donnent lieu à une grille compacte. Lorsqu’on clique sur l’une d’elles qui est teintée en orange, l’image d’un chariot à provisions renversé s’agrandit et devient un lien hypertexte vers une série de mots associés: échec; structure; émeute de Los Angeles; manifeste; chariot à provisions en plastique; émeutes, émeutes, années 1990. En choisissant un autre terme de la liste, « vieux chariot à provisions abandonné », on obtient un enregistrement de qualité inégale de la voix d’une femme qui évoque la signification sociale de ces chariots dans Los Angeles. Le fait que Renée Green ait choisi le format du site internet, accessible à tous, témoigne de son intérêt pour les systèmes et circuits d’échanges qui emmènent loin des lieux habituels de l’art et du confinement des salles de séminaires En cela, sa pratique contribue beaucoup à la relativisation, ou au moins à la triangulation, de la dichotomie simpliste du « monde de l’art » et de l’ »université » conçus comme les deux sphères désignées de la production artistique.» Gloria Sutton. Sur quelques opérations formelles. Catalogue pp.93.

Liens bibliographiques

Graham Coulter-Smith. «Beyond the name of artist». Analyse de Partially Buried de René Green.
Sur le site de Robert Smithson

Livres généraux:

Souvenir d’un séminaire-workshop en Lozère. 2003.

Article publié le : Mardi 29 septembre 2009. Rédigé par : Liliane


Souvenir d’un séminaire-workshop en Lozère. 2003.

http://www.ciren.org/ciren/formation/lozere/biblio.html.

Références bibliographiques:
GARY HILL : VIDEO_Le RÉCIT_DE L’INSTALLATION À LA PERFORMANCE
(réf. revue Dits, printemps-été 2003, n°2, Mac’s grand Hornu, Gary HILL, p. 142

GABRIEL OROZCO
From: Green Glass to: Airplane, Recordings, Stedelijk museum Amsterdam, 1er novembre-14 décembre 1997
(catalogue Clinton is Innocent)

CATALOGUE DE L’EXPOSITION HORS-LIMITES, L’art et la vie 1952-1994, Centre Georges Pompidou, 9 novembre 1994-23 janvier 1995

PISTOLETTO : Les Objets en Moins, [Turin, 1965-1966]

Un Siècle d’arpenteurs, les figures de la marche, De Rodin à Giacometti_1er juillet-15 octobre 2000 De Beuys à Nauman_4 novembre 2000-14 janvier 2001, Musée Picasso, Antibes, Réunion des musées nationaux, Paris, 2000
Daniel ARASSE. La meilleure façon de marcher. Introduction à une histoire de la marche, page 35-60