-- La figure dans le paysage (Paris 8) » «I read»

tourisme et culture

Article publié le : Mardi 15 juin 2010. Rédigé par : Liliane

Les mots mêmes d’un leitmotiv old style résonnent dans cet intitulé de Master: Cultural Tourism, vraiment d’actualité.
http://www.tourism-culture.com/teaching.html

«Tout déplacement sur une surface plane qui n’est
Pas dicté par une nécessité physique est une forme
Spatiale d’affirmation de soi qu’il s’agisse de bâtir
Un empire ou de faire du tourisme» (in Film Socialisme. Jean-Luc Godard)

Abitare n°503

Article publié le : Dimanche 13 juin 2010. Rédigé par : Liliane

Le blog reste ouvert pendant l’été et au-delà. Regardez le dernier numéro d’Abitare. Cela entre dans nos préoccupations et dans cet esprit d’utopie concrète, attitude écologique dont on aurait besoin dans nos «quartiers» et qui est propre à certains architectes et artistes*.
http://www.abitare.it/in-edicola/abitare-503/
Et notamment l’article et la série photos à propos de
«Spaces. Metropoliz. Rom-A Station» A self-governing village, which Rumanian Roma* share with people of other ethnic groups, has been built inside the derelict Fiorucci salumi factory in Rome. L’article de Francesco Careri est intitulé «A first step outside the camp.» pages 94-101. Ni le texte ni les photos ne sont en ligne. Francesco Careri est un des artistes du groupe Stalker. Stefano Boeri architecte est le rédacteur en chef d’Abitare. Edited by Lucia Tozzi/ Text by Francesco Careri. Photos by Alessandro Imbriaco / Contrasto

* En France, Jean Nouvel ou Dominique Jakob et Brendan MacFarlane ou Jamel Klouche’s A.U.C. Cela s’était exprimé dans des projets autour du Grand Paris et nous-mêmes avons su le repérer dans l’objet architectural du commissariat de la Plaine de nos amis X-Tu qui s’attaquent au nerf du sujet des «quartiers», dans la fabrique du musée précaire de Thomas Hirschhorn et dans les travaux photographiques et vidéo de certaines d’entre vous.
L’inspirateur de l’utopie concrète, devenu artiste contemporain très présent sur la scène de l’art international:  Yona Friedman.
** Roma, mot italien, veut dire Rome ou les Roms.


Sungho Park. Ultimes photos de «quartier» (Landy > Montjoie, rue de la Procession)

Jacque Tardi—encore une fois l’histoire me ramène là-bas

Article publié le : Lundi 31 mai 2010. Rédigé par : Hsin-yin Chang


portrait TARDI – Réal. Thomas Boujut – Prod. CAPA

thomas | MySpace Vidéo

Voici un flâneur des lieux parisiens qui crée tout un univers de ses bandes- dessinées uniquement dans une même ville: Paris. L’histoire se déroule aussi bien dans les quartiers parisiens centraux, près des monument historiques emblématiques, que dans les endroits sombres de la capitale, dans les passages parisiens, ou dans des banlieues périphériques, dans une forêt, mais toujours Paris sera le support de l’histoire; ainsi même lorsque le détective Burma en sera éloigné de gré ou de force, il finira par retourner dans «sa» ville.

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Les Balades Urbaines

Article publié le : Vendredi 7 mai 2010. Rédigé par : Clémentine Buisset

La Plaine Commune a mis en place Les Balades Urbaines. Elles ont pour but, je cite, de  «Découvrir, dialoguer,construire ensemble». Bon, d’après les vidéos que j’ai pu visionner, ces ballades ressemblent un peu à des vacances organisées : déplacement en car, guide, retraités… mais c’est surtout  le principe qui m’a interpelée. L’élaboration d’un circuit à travers les villes, selon des thèmes, pour permettre aux habitants de découvrir, pour ensuite s’approprier la ville.Elles ont actuellement lieu, la prochaine est programmée au 22  mai.
le site des balades urbaines

Les balades urbaines

Dès la création de la communauté d’agglomération Plaine Commune, les villes qui la composent ont choisi de développer auprès des habitants une relation singulière faite de dialogue et d’écoute. Initiées par la ville d’Aubervilliers, les Balades Urbaines sont aujourd’hui ouvertes à l’ensemble du territoire Les Balades Urbaines sont conçues comme un véritable outil de démocratie locale pour permettre aux habitants et acteurs locaux de s’approprier les projets du territoire. Ces promenades ludiques, gratuites et instructives sont une occasion de réunir les élus, les techniciens et les habitants pour croiser leurs savoirs dans la convivialité, pour porter un regard neuf sur un territoire en devenir et pour s’impliquer ensemble dans le projet d’agglomération.

Journal Particules, bimestriel gratuit. Réflexions sur l’art actuel.

Article publié le : Dimanche 18 avril 2010. Rédigé par : Liliane

http://www.editions-particules.fr/accueil.htm
journal Particules, bimestriel gratuit* est déposé dans les galeries, musées, librairies. Découvert dans la soirée de lancement du numéro 28 dans la galerie LHK où il s’exposait: toutes les pages simplement épinglées à hauteur d’œil sur une ligne horizontale courant sur les trois murs blancs et sur la vitrine passée au blanc de chaux. La galerie LHK, située au 6, rue Saint Claude au centre du Marais, projet commun de Julien Labrousse, Michaël Huard et Perséphone Kessanidis (étudiante en arts plastiques à Paris 8 en 2000) ferme aura vécu un peu plus de trois ans et va devenir la Galerie Jousse Entreprise.

*«Les éditions Particules ont été créées en juin 2007. Elles prolongent et complètent le travail éditorial du journal Particules, bimestriel gratuit créé en 2003 par Gaël Charbau, qui traite de l’art contemporain et de ses rapports avec la société. Les éditions Particules diffusent des livres d’artistes, des catalogues et des essais ayant pour objet l’art et la société contemporaine.
Elles sont dirigées par Gaël Charbau.»

Luc Bronner. Conversation. Banlieues et médias: une incompréhension mutuelle

Article publié le : Samedi 17 avril 2010. Rédigé par : Liliane

Luc Bronner, journaliste au Monde, «en charge» des banlieues. A la question posée (que nous nous posons encore à propos du Landy) :
«Votre travail semble souvent s’apparenter à un travail d’ethnographe. Comment faites-vous pour vous faire accepter dans ces quartiers ? Comment parvenez-vous à créer des liens avec ces populations ?»
Luc Bronner : «Le facteur temps est essentiel. J’ai la chance, en travaillant au Monde, de pouvoir consacrer un plein-temps à mon travail dans les quartiers, donc de pouvoir intervenir dans les phases de crise, évidemment, mais aussi dans les périodes calmes, celles où on peut créer des contacts, celles où on peut raconter les banlieues dans leur complexité.
 Sur Tremblay en France, par exemple, je suis le quartier populaire de cette ville de Seine-Saint-Denis depuis près d’un an, pour essayer de comprendre son évolution. Je crois que c’est une des pistes pour améliorer les relations entre les médias et les quartiers : éviter les traitements en dents de scie – extrêmes en période de crise, quasiment inexistants le reste du temps – et montrer qu’on s’intéresse à ces territoires sur le long terme. Au fond, ce qui me frappe, ce n’est pas tant le fait qu’il y ait des violences urbaines que le silence de ces quartiers. On connaît en France un niveau élevé de ségrégation sociale et ethnique sans que les habitants protestent réellement. Ou alors par l’abstention. Pour moi, le taux extrêmement élevé de l’abstention aux élections régionales aurait dû être considéré comme un événement plus grave que les émeutes de 2005, parce que plus massif, touchant des centaines de milliers d’adultes, et pas seulement quelques milliers d’émeutiers.»
Télécharger le texte du chat, accessible sur le monde.fr


Ecole du blog avec Luc Bronner
envoyé par Bondy_Blog. – L’info internationale vidéo.
Ecole du blog. Samedi 13 février 2010, Luc Bronner expose sa façon de travailler.

Musique pour caméra, téléphone et ordinateur.

Article publié le : Mardi 23 mars 2010. Rédigé par : Liliane

Clément Rosset, philosophe, décrypte le film de Jean-Charles Fitoussi fait au téléphone portable: Les Nocturnes du Roi de Rome. Dévoilement d’une esthétique particulière définie dans l’article par «l’art de profiter de l’occasion bonne, du kairos» et la qualité plastique du flou. La musique, nette, en décalage avec l’image montre un nouveau rapport son-image dans ce type de cinéma de poche. Tout cela sur le site très précis et raffiné de Point Ligne Plan.
http://www.pointligneplan.com/lopus-6-de-jean-charles-fitoussi
Jean-Charles Fitoussi a fait une conférence dans le cycle OdNM en décembre 2008
http://www.arpla.fr/odnm/?page_id=920
Clément Rosset vient de publier aux éditions de minuit
Tropiques, cinq conférence mexicaines.

Ebauches des Rêveries du promeneur solitaire

Article publié le : Jeudi 18 mars 2010. Rédigé par : Liliane

Jean-Jacques Rousseau. Ebauches des Rêveries du promeneur solitaire. «Vingt sept cartes à jouer, sur lesquelles Rousseau avait pris des notes, furent trouvées après sa mort, dans ses papiers, par le marquis de Girardin qui les envoya ou les remit à Du Peyrou. Elles sont conservées à la Bibliothèque de Neuchâtel. Ces notes sont écrites à l’encre ou au crayon, ou au crayon repassé à l’encre; elles sont parfois d’un déchiffrement malaisé, les traits de crayon étant devenus de plus en plus pâles; on peut supposer qu’elles ont été prises par Rousseau au cours de ses promenades.» Leurs textes figurent dans le Tome 1 de la Pléiade des écrits autobiographiques de Jean-Jacques Rousseau.


Carte 24. p. 1171 (recto et verso)
«Qu’on est puissant, qu’on est fort quand on n’espére plus rien des hommes. Je ris de la folle ineptie des méchans quand je songe que trente ans de soins, de travaux, de soucis, de peines ne leur ont servi qu’à me mettre pleinement au dessus d’eux.»

Sur le chemin des glaces

Article publié le : Mercredi 10 février 2010. Rédigé par : Cindy Theodore

Sur le chemin des glaces est un journal intime écrit entre le 23 novembre et le 14 décembre 1974 par Werner Herzog.
avant-propos sur le chemin des glaces en mp3

La particularité de ce livre est qu’il nous fait voyager, au jour le jour, avec lui. Il nous présente les personnes qu’il  rencontre sur son chemin. Il part seul, à pied, de Munich, pour se rendre auprès de Lotte Eisner à Paris. Il raconte ainsi son périple,  ce qu’il a à l’intérieur de lui-même, ses doutes, ses joies. Ainsi, Werner Hezog part, sur un coup de tête, pour Paris. Il n’a pas grand chose avec lui, à peine le minimum. Il marche tous les jours, fait des pauses dans des auberges, et cherche, tous les soirs, un lieu où dormir. Ce lieu peut être une auberge mais, parfois, il entre dans des maisons inoccupées ou des granges pour y passer la nuit. Il se fait aussi prendre en stop par un camion, une voiture. Des rencontres cocasses se produisent: des gens le «redoutent», le repoussent, l’ignorent, l’accueillent, prennent soin de lui. Il dresse un tableau parfois dur des endroits traversés. Il fait des «retours en arrière» d’événements qu’il a vécus. Son périple est d’autant plus difficile que le temps est rude: il neige, il pleut, il y a des tempêtes.

Samedi 23.11

MUNICH

HOPITAL PASING

GARE D’AUBING OU GERMERING

ALLING

Mardi 24.11

ALLING

ANGERHOF

HOLZHAUSEN

SCHÖNGEISING ( au bord de l’Amper)

Lecture mp3 extrait page 21

WILDENROTH

Lecture mp3 extrait page 22

GELTENDORF

PESTENACKER

A Pestenacker, les gens me paraissent irréels.
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Paysage et Identité

Article publié le : Samedi 6 février 2010. Rédigé par : Junko Shiraishi

D’après une conférence portant sur le thème «Paysage et Identité» présentée par Shiina Ryosukè à Rueil-Malmaison.

C’était pendant la grève de la ligne du RER A et Paris semblait paralysée. Je tenais absolument à me rendre à cette conférence et comme tout les jours de grève la vie devient un véritable parcours du combattant. Je n’étais jamais allée à Reuil-Malmaison, et c’est dans la cohue d’un bus bondé que je pus apercevoir la ville à travers la vitre embuée de chaleur humaine et de tension mal contenue. Malgré tout, cette expédition entreprise depuis la gare routière des sous-sols de la Défense, m’offrit le spectacle d’un paysage urbain en métamorphosant lentement ponctué par de nombreux arrêt où se pressaient et s’agitaient des voyageurs essoufflés et irrémédiablement en retard. La nouveauté de ce paysage urbain exacerba en moi le sentiments de particularité quant à l’architecture et l’ambiance générale de la ville par rapport à Paris. J’étais alors dans de bonne disposition pour assister à cette conférence. Le séminaire «Paysage et Identit » avait lieu le mercredi 16 décembre 2009 à École supérieure d’art à Rueil-Malmaison et M. Ryosuke Shiina, qui est le professeur à l’université du Japon, a y été invité.

Il s’agit de «Paysage découvert». En effet, le paysage n’est pas comme une statue dans la nature. C’est-à-dire, il n’a pas de forme propre, ni ne fonctionne comme un symbole de la Nature. Le paysage, qui est quelque chose qui doit être découvert en tant qu’une nouvelle reconnaissance. Découvrir le paysage signifie découvrir un nouveau langage, produire des néologismes, ou bien avoir la nouvelle reconnaissance dans la figure du paysage, ou bien peut être découper l’image encadrée comme une photographie. C’est-à-dire, le paysage est anonyme, mais en découpant ou bien en encadrant les paysages, on leur donne une nouvelle reconnaissance, c’est-à-dire, on les nomme. Le paysage nommé, c’est-à-dire, le paysage néologique qui est le langage représenté le paysage. C’est vraiment comme prendre les photos, en prenant les photos, on découpe le paysage, ça aussi comme une sorte de nomination. C’est-à-dire, avoir la reconnaissance. Kunio Yanagida a dit que «le paysage est une représentation visuelle de langage.» Dans ce sens-là, cette idée de «Paysage découvert = découverte de langage» est compréhensible. Mais il ne s’agit pas de la forme, c’est la figure, puisque Shiina a insisté sur le fait que l’on considère le paysage comme «espace quantitatif» dans le sens de la construction épistémologique. Puisqu’on le découvre avec notre propre perception  qui correspond à la mémoire, à la sensibilité, à l’ensemble des représentations sensibles et des concepts s’y rapportant. Par exemple, lorsque le paysage correspond à notre identité, il ne s’agit pas d’avoir l’expérience du paysage objectivement. Comme l’alpiniste découvrant le paysage avec son corps et éprouvant physiquement son idée de la nature. Il s’agit d’interaction entre un être humain et l’espace qui l’entoure et qu’il appelle nature. Cette accumulation de sensations, de perceptions, fruit du lien sensible avec le monde extérieur, c’est aussi ça le paysage.

Des paysages japonais (Nihon fûkei-ron, 1894) Shigetaka Shiga

Comme une définition de paysage et synonyme de paysage japonais
En effet, il n’y a d’identité entre le paysage et la nature que par un acte de l’esprit rapportant au concept de nature une certaine perception visuelle de ce qui nous est présenté sous les yeux. Surtout, si une intention est à l’origine de cette perception visuelle. Dans ce cas, il y a une circularité entre perception et le jugement lié à cette perception. Plus simplement, je ne vois que ce que j’ai envie de voir tout en étant convaincue que mon jugement ne dépend pas de moi, ce qui lui donne un caractère objectif et à ce titre possédant le plus haut degré de vérité.
Ce qui nous amène à penser que le paysage ne se rapporte pas directement à la nature, seulement par la médiation du concept (ce que nous appellerons le schématisme). Il fonctionne alors seulement comme une sorte de symbole de la nature (nature en tant que concept ou ensemble des discours ayant pour objet le monde des phénomènes extérieurs indépendantsde notre volonté). Ce qui nous amène à penser que la question du paysage est essentiellement une question de langage et d’intention. Découvrir un nouveau  paysage, c’est découvrir un nouveau logos, produire des néologismes de nouveaux discours, et donc un nouvel objet de pensée. Lorsque nous promenons notre regard sur une étendue ou un espace qui s’offre à nous, nous regardons les choses d’une certaine manière. Nous scrutons, inspectons, arpentons de l’œil cette étendue par le mouvement de nos yeux. C’est par ce mouvement que nous nous laissons par abus de langage qu’il y a un ordre extérieur que l’œil de chair nous rapporte et que l’œil de l’esprit perçoit. Nous procédons à un découpage de l’image que nous envoie cette étendue. Et le cadrage constitue un avatar de cette façon que nous avons de regarder, de percevoir et d’interpréter une donnée de sens. La peinture présente ce caractère mais bien plus la photographie qui dans l’instant capte la façon dont nous voulons percevoir le monde environnant. Cadrer, capter sous des conditions déterminées le monde environnant (tel que le permet la photographie) c’est produire un jugement, c’est raisonner et inscrire le paysage dans le langage. Kunio Yanagida a dit que «Le paysage est une représentation visuelle du langage».

Junko Shiraishi