-- La figure dans le paysage (Paris 8) » «I met»

L’art du bois dans la rue – KAWAMATA

Article publié le : Dimanche 11 avril 2010. Rédigé par : Cindy Theodore

En arrivant devant le Centre Pompidou, sur la plaza…que vois-je ? Des morceaux de bois…qui me font penser à Tadeshi Kawamata ….je les prends donc en photographies ! et je ne me suis pas trompée… Voici un aperçu d’une de ces œuvres visible depuis la plaza de Beaubourg :

© Théodore Cindy, avril 2010

© Théodore Cindy, avril 2010

Cindy Theodore

Thierry De Mey à Exit

Article publié le : Dimanche 28 mars 2010. Rédigé par : Cindy Theodore

Image de prévisualisation YouTube
Voici un extrait de la vidéo de Thierry De Mey présenté à Exit (du 18 au 28 mars 2010): Top Shot.
Solop d’Anne Teresa de Keersmaeker (2002). La vidéo est projetée sur le sol. Ce sol est recouvert de sable et l’on peut aller dessus. Sur la vidéo, un enfant danse avec l’image d’ Anne Teresa de Keersmaeker. Très belle rencontre !
cindy théodore
captation vidéo : cindy t.

Testeurs-performeurs de vêtements communicants.

Article publié le : Mercredi 17 février 2010. Rédigé par : Elsa Durieux

Cindy a déjà expliqué le concept du collectif canadien Experientia Electricae et de leurs vêtements. Je ne reviens donc pas sur leurs recherches, ni sur leurs intentions mais plutôt sur l’expérience, sur notre expérience en tant que testeurs-performeurs de «vêtements communicants». Le temps de l’expérience et de la découverte, le concept de ces vêtements-vivants est intéressant, puis peu à peu, il commence à montrer ses limites et ses failles. En effet, le son que nous produisons en marchant est unique, ne change (malheureusement) pas selon la vitesse ou les mouvements. Les deux capteurs, qui vont détecter les mouvements, sont cousus sur la face interne de jambe du pantalon au niveau des chevilles. Celles-ci doivent clairement s’entrechoquer ou se frotter pour que le processus fonctionne, que LE son puisse être libéré et entendu dans l’encolure du vêtement. Bref, l’intention y est (même si on sent le déjà vu et pas le «franchement innovant») mais la déception, après essayage, est immense.
De plus, comme le soulignait Cindy, aucune trace n’est conservée (ni même créée: pas de vidéo, pas de tracés GPS, pas d’enregistrement de nos sons combinés). Mais alors, que cherche réellement ce collectif, en créant ces vêtements? Tout cela est resté très vague, même pour nous qui cherchions à en savoir plus. Le projet reste à l’état d’embryon et mériterait de tenir compte des réactions des testeurs pour s’améliorer et exister. La vidéo, en ligne sur le site de la galerie, vante l’interaction de ces vêtements, censés réagir par la présence de l’autre. Cette dimension m’a rappelé l’œuvre vestimentaire de Lucie Orta. Cette artiste britannique crée des vêtements pour relier les hommes entre eux. En 1991, année où elle rencontre son mari, elle «abandonne» le stylisme pour se consacrer à une recherche plastique qualifiée d’«architecture corporelle».

Dans son œuvre, intitulée Architectures modulables, présentée en 1996 à la Fondation Cartier, elle réalise des sculptures à partir de fragments vestimentaires et invite des participants à les investir. Ces derniers pouvant évoluer séparément ou se lier aux autres en attachant leur partie d’habitacle à celle des autres et créer ainsi un lien et un lieu communautaire. Ces extensions transforment, cachent, masquent le corps pour chercher un autre langage, pour qu’un dialogue avec l’autre existe. Une fois encore, c’est cette dernière dimension qui manque au collectif canadien. L’interaction entre les différents sons des participants ne fonctionne pas. Le charme de cette expérience est rompu.
Elsa D.

Interview d’Oleg Lyt. Exposition Look Down

Article publié le : Mardi 2 février 2010. Rédigé par : Olga Aliksandrovska

J’ai réalisé cette interview auprès d’Oleg Lyt, le 2 Février 2010 à propos de son exposition Look Down. Etant particulièrement intéressée par sa vision toute particulière des plaques d’égout et sa passion qui transparaît au travers de ses nombreuses photographies réalisées dans le monde entier. Son travail s’est étalé sur deux ans et si selon lui, chaque plaque est différente en fonction des pays, c’est certainement le Japon qui l’a le plus marqué. C’est sans doute là que ces plaques ont les couleurs les plus chatoyantes et pourraient presque être assimilées au travail de la bande dessinée…

«Elles se trouvent sous nos pieds, piétinées par les piétons, les machines et sont jonchées d’ordures et de mégots de cigarettes et de crottes de chiens… Elles sont disséminées partout dans le monde de New York à Melbourne, de l’Argentine à la Norvège. Elles sont situées sur les grands boulevards et ruelles à l’abandon, sur les places centrales ou dans des cours sordides, mais se trouvent dans la rue où vous habitez. Il y en a des milliers dans les immenses métropoles et sont là également dans la plus petite ville. Elles sont le reflet d’une civilisation mais très peu de gens leur prêtent attention, parce que pour eux, ce ne sont que de simples trappes d’inspection des égouts! Chaque jour, nous passons sur ces artefacts, vaguement conscients de l’énorme diversité des fonctions de notre civilisation qu’ils représentent. Eau, électricité, égouts, gaz, téléphone, la chaleur:chaque trappe peut raconter son histoire.
Une variété de capsules de métal, de puits d’observation ferment les installations souterraines —une vaste collection d’art industriel. Comme d’habitude, les phénomènes ordinaires de la vie sont omniprésents, mais ignorés. La conception d’un grand nombre d’entre elles méritent l’attention.» Oleg Lyt
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Photos prises à Paris, en bord de Seine

Cette interview m’a poussée à faire davantage de recherches sur le rôle que peut jouer la plaque d’égout dans notre société. Simple objet utilitaire, détournement en objet d’art et pourquoi pas un objet de design industriel que l’on pourrait associer aux nouvelles technologies et notamment la géolocalisation ?
C’est ce que propose le designer Jae Kwon qui offre une alternative à l’utilisation du GPS-navigateur. Son invention ouvre désormais la voie dans les zones peu familières qui peuvent nous aider: les plaques d’égout. Carte-Hole est un nouveau dispositif qui donne aux voyageurs la possibilité de cibler l’aide aux éléments déjà existants du paysage urbain. Il fournit au piéton des informations sur sa localisation, les attractions environnantes et le temps nécessaire pour les atteindre. Ce designer propose de couvrir les regards d’égout avec des couvercles spéciaux comportant des informations. La plaque va pouvoir indiquer les musées à proximité, les restaurants, les parcs, tout ce qui peut intéresser le voyageur. En outre, Jae Kwon propose d’y placer des informations sur les établissements commerciaux et de transférer l’argent gagné par la publicité au budget local. Carte-Hole est certes un concept intéressant, mais son application pratique est difficile à mettre en oeuvre. L’idée de publier des informations sur les regards d’égout s’est déjà manifestée mais le problème est qu’ils sont souvent situés au milieu de la route, au milieu d’une circulation dense. Il est tout simplement dangereux de forcer une personne à s’arrêter au milieu de la rue et de regarder vers le bas pour y trouver les informations que ces plaques peuvent délivrer. Mais, cette idée ingénieuse mérite tout de même une attention toute particulière.


Jae Kwon. Carte-Hole

Renée Green, Ongoing Becomings

Article publié le : Samedi 26 décembre 2009. Rédigé par : Cindy Theodore

Au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne

Levée à 5 heures 30, je prends mon train en direction de Saint-Lazare à 6 heures 40. L’aller jusqu’à Gare de Lyon est rapide. J’y arrive à 7 heures 30. La voie du train s’affiche, 21. Je me dirige sur le quai et je marche pendant très longtemps, voiture 16… Arrivée à l’intérieur, l’angoisse monte, où sont mes camarades? Où est Mme T. ? Elle arrive quelques minutes plus tard et la pression retombe enfin. Les autres aussi sont arrivés, dans un autre wagon. Le voyage se fait sans encombre, en alternance avec des discussions et un profond sommeil.

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Le Laocoon

Article publié le : Dimanche 15 novembre 2009. Rédigé par : Cindy Theodore

De nombreux théoriciens l’ont interprété en prenant des prises de positions théoriques. Beaucoup de débats esthétiques ont eu lieu autour de cette œuvre : Qu’est-ce que le beau ? Comment exprime-t-on des passions ? des sentiments ? Quel est le rôle du sculpteur ? Quel est le moment mythologique interprété ?

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Et l’homme créa la machine… Métropolis de Fritz Lang

Article publié le : Samedi 14 novembre 2009. Rédigé par : Cindy Theodore

Retour sur Métropolis de Fritz Lang

1927, noir et blanc, muet.

J’avais déjà vu un film de Lang, qui était très dur: M le Maudit. J’avais vu pour la première fois un simple extrait, qui montre le ballon qui s’accroche dans les fils électriques et qui dit tout : la petite fille est morte. Il m’aura fallu quelques années pour voir le film en entier, j’attendais le bon moment. Pour Métropolis, ce fut la même chose. Cela fait des années que je l’avais mais je ne l’avais toujours pas vu. Là ce fut le bon moment.

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Harishchandrachi factory

Article publié le : Samedi 31 octobre 2009. Rédigé par : Cindy Theodore

हरिश्‍चंद्राची फॅक्टरी de Paresh Mokashi

Ce film indien a été présenté hier soir au Musée Guimet pour la séance de clôture d’Indian Summer (6°édition). Il a été choisi par l’Inde pour la représenter aux Oscars et j’espère sincèrement qu’il reçoive un prix. L’histoire se déroule pendant une période «trouble» de l’histoire de l’Inde, l’occupation par les Britanniques. Il pose la question du colonialisme (tout comme pour les Maîtres Fous) mais, tout au long du film, il s’avère que ce sont les étrangers, les Britanniques qui vont former et aider monsieur Phalke. Même si, à la fin, ce dernier insiste pour rester en Inde malgré les très bonnes propositions des britanniques.

M. Phalke va réaliser alors le premier film indien. Et cela n’est pas si simple! Les films sont muets, les acteurs n’en sont pas (du moins au début), il manque d’argent et doit nourrir sa femme et ses enfants.


Photographie d’une des scènes du film.

Le film expose la situation dans son contexte et, comme de nombreux films indiens, il a une fraîcheur qui vous transporte. Les situations, cocasses parfois, m’ont semblé dédramatisées par cette famille Phalke qui se trouve incomprise… au sein même de sa propre famille. Le réalisateur a fait un film sans «chichis», en essayant d’être fidèle à l’histoire réelle.

Extrait du film :

Paresh Mokashi: vidéo ici

Site officiel du film : http://harishchandrachifactory.com/

cindy théodore

Atelier avec Lalya Gaye

Article publié le : Dimanche 28 juin 2009. Rédigé par : Margot Jayle

The Splasher

Article publié le : Dimanche 31 mai 2009. Rédigé par : Nicolas Vargelis

En 2007 à New York City, il y avait un nouveau mouvement contre le Street Art…  En bref, cette critique contre le Street Art a lié les artistes de graffitti/ street art avec les galeries commerciale et le capitalisme, deux institutions dont des artistes comme Swoon disaient qu’ils étaient totalement contre le marché de l’art etc etc….

Mais la critique ne s’arrête pas avec les mots.  De plus en plus ces œuvres dans la rue étaient détruites avec un « splash » de la peinture. Les personnes derrière la critique restaient anonymes, et donc les médias leur a donné le nom de « splasher. » (Et oui, « splasher » est un terme générique parce que les médias veulent dire que cette critique n’est pas digne d’être attribuée à une personne!)

Trois articles dans le New York Times à propos de cela:

article 1  the-splasher

article 2  street-art-defaced

article 3  street-art-splasher-arrested

et le NYT a aussi mis sur son site un PDF du manifeste du Splasher

splasher-manifest (mais malheureusement le scan est d’une mauvaise qualité)

Nicolas Vargelis