-- La figure dans le paysage » «I went»

Jacque Tardi—encore une fois l’histoire me ramène là-bas

Article publié le : Lundi 31 mai 2010. Rédigé par : Hsin-yin Chang


portrait TARDI – Réal. Thomas Boujut – Prod. CAPA

thomas | MySpace Vidéo

Voici un flâneur des lieux parisiens qui crée tout un univers de ses bandes- dessinées uniquement dans une même ville: Paris. L’histoire se déroule aussi bien dans les quartiers parisiens centraux, près des monument historiques emblématiques, que dans les endroits sombres de la capitale, dans les passages parisiens, ou dans des banlieues périphériques, dans une forêt, mais toujours Paris sera le support de l’histoire; ainsi même lorsque le détective Burma en sera éloigné de gré ou de force, il finira par retourner dans «sa» ville.

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Promenade dans la nuit de Landy

Article publié le : Mardi 18 mai 2010. Rédigé par : Xiaozhi Chen

Mise en valeur des objets précaires abandonnés a travers un petit monde transparent. Autrement dit, la boîte comme un sorte d’espace surveillé, comme on protège un objet précieux, les images sont bien vivantes dedans. Parfois, derrière les papiers coupés, les vrais vies paraissent plus faible.

La nuit de Landy n’est pas très rassurante, comme un nouveau terrain sauvage, nous abordions la rue mystérieuse. Sans personnage, elle devient scène artistique. Chaque personne croisé ou suivie apparaissent  comme dans un spectacle, éclairés par des lampadaires, ainsi on peut confondre la réalité avec l’utopie. Tel passant barbus, une femme ronde au pain au chocolat, un policier jouant avec son portable…Selon les langues, les cultures, les âges, les vies privées et publiques se modifient profondément…

Piazza Del Duomo, Milano

Article publié le : Dimanche 2 mai 2010. Rédigé par : Xiaozhi Chen

En sortant du RER B, la plaine-stade de France…

Article publié le : Dimanche 18 avril 2010. Rédigé par : Cindy Theodore

Balade sonore Rue du Landy //cindy Théodore
Vous pouvez télécharger cette balade sonore ( MP3) et l’écouter en sortant du RER B ( la plaine – stade de France).

cindy théodore

Mon petit paysage urbain

Article publié le : Mardi 30 mars 2010. Rédigé par : Xiaozhi Chen

Ce que je montre est une partie de mon projet de Landy. Il s’agit de théâtraliser des paysages urbains dans des boîtes comme des maquettes que j’ai créées, puis de les placer dans leurs contextes originaux, pour voir les conséquences sur les passants qui deviennent le public.

Parcourir le Landy

Article publié le : Mercredi 10 mars 2010. Rédigé par : Thanina Hamidouche

Visiter un lieu inconnu, parcourir un itinéraire inexploré tout en laissant sur ce lieu une trace de mon passage : tels sont les objectifs de ce dispositif. Autrement dit, le lieu choisi va devenir non seulement lieu de découverte, lieu d’activité plastique mais également lieu d’interaction avec le spectateur.
Le pari est lancé ! Ayant préalablement réalisé un pochoir de mon empreinte de chaussure, je me suis promenée ainsi dans Saint Denis en traçant mon parcours au sol en bombant la surface du pochoir. Je commence alors petit à petit à former mon parcours. Chaque trottoir, chaque rue empruntée n’échappe pas à ma bombe de peinture. C’est alors qu’une longue période de marquage s’entame. Plus j’avançais et plus mon parcours était suivi, observé et par conséquent plusieurs habitants m’interrogeaient. Les forces de l’ordre sont également venu se mêler à la fête en me demandant gentiement de déserter le périmètre. J’ai donc tenté tant bien que mal d’envahir des endroits qui m’étaient inconnus, de faire découvrir peut être un nouvel espace aux personnes qui parcourent quotidiennement ces rues et de présenter un dispositif qui amène une démarche artistique dans un lieu de passage, un lieu qui touche à la quotidienneté.

Par rapport à notre guide, l’idée est d’illustrer la visite, la marche, le parcours par des photographies de lieux décrits sur lesquels ont remarquerait ces traces, ces marques qui ont été le parcours d’un grand nombre de personnes et qui seront le parcours de ceux qui suivront notre guide. Cela nous mènerait alors à une action culturelle très intéressante.
Thanina Hamidouche

Des hommes et des dieux

Article publié le : Vendredi 12 février 2010. Rédigé par : Mylene

Une projection d’un documentaire intitulé Des hommes et des dieux(2002),  réalisé par Anne Lescot et Sophie Magloire a été projeté le 6 février 2010 au musée Dapper, suivi d’un débat en présence d’Anne Lescot. Ce film dépeint le quotidien d’un groupe d’amis, des masisis (travestis) en Haïti, et il dévoile  en parallèle leurs rapports au vodou. Encore plus que dans nos sociétés occidentales, il n’est pas facile d’être Masisis en Haïti. Honte à ceux qui voudraient s’adonner à ce genre de pratiques.
Or, à travers ce film, on découvre que, paradoxalement, un univers parallèle coexiste. Dans les rituels vodou, les masisis peuvent être eux-mêmes, se montrer, s’habiller avec des tenues féminines ou bien se maquiller. L’ acceptation d’un membre ne se fait pas en fonction de ses affinités sexuelles ou de son sexe, et dans ce rite il n’y a pas de jugement dernier. L’homme est jugé en fonction de ce qu’il fait pour la société (sorte de graduation, le plus important des statuts étant le hougan ou la mambo, prêtes ou prêtresses). Alors que certains se disent masisis par la réclamation ou la punition d’un Loa (esprit), d’autres pensent que c’est impossible car l’adepte vodou ne peut être continuellement sous l’emprise d’un esprit. On peut supposer que le fait de se dire réclamer par un esprit est une justification face au refus de la société.
Je pense, que ce film est très intéressant car il démontre que le vodou haïtien est l’une des rares religions à accepter l’homosexualité. Anne Lescot et Sophie Magloire n’ayant pas eu de grands moyens au départ nous emmènent d’une façon remarquable dans un univers particulier et complexe, tout comme l’est le vodou haïtien par ses paradoxes.
Enfin, durant le débat, on a pu apprendre que ce film a soulevé quelques polémiques à sa sortie en Haïti, car pour certains, celui-ci montrait une image impure et néfaste du vodou.  Puis, au fil des interventions du public,  j’ai remarqué qu’encore beaucoup de gens avaient tendance à vouloir assimiler  le vodou haïtien à celui du Bénin. Il faut savoir que bien que le vodou haïtien provient de celui du Bénin, il n’a plus grand chose à voir avec celui-ci. L’une des particularité du vodou est justement sa capacité à adapter d’autres coutumes et rites à l’intérieur même de celui-ci, c’est ce qui c’est passé durant la colonisation pour les esclaves de l’ île. Il existe des multiples variations de vodou en Amérique latine et en Afrique, le point de similitude est leur structure de base ( construction de l’ espace: le péristyle et l’autel par exemple), or elles ont toutes évoluées un peu différemment. Je pourrais vous en parler en détail, d’autres articles sur le vodou haïtien sont à venir.

http://www.dailymotion.com/videox31ido

Des hommes et des dieux, Anne Lescot et Sophie Magloire, Haïti,2002, 52 min.

Il s’agit d’expliquer un phénomène. A Saint-Denis.

Article publié le : Dimanche 7 février 2010. Rédigé par : Jiacai Liu

C’est l’adresse de ma vidéo sur YOUTUBE. Je l’ai faite à la Plaine  Saint-Denis.
http://www.youtube.com/watch?v=WIEg71tZ8Do



Photogrammes de  la vidéo

Dans cette courte vidéo, rouge et vert sont les couleurs de notre quotidien. Elles sont connues par tous.
Rouge représente l’interdit, vert représente la liberté, en particulier dans les transport en commun.
Il s’agit d’expliquer un phénomène:
Chacun d’entre nous en est bien conscient, parfois pourtant cela ne nous empêche pas toujours de commettre des erreurs.

Paysage et Identité

Article publié le : Samedi 6 février 2010. Rédigé par : Junko Shiraishi

D’après une conférence portant sur le thème «Paysage et Identité» présentée par Shiina Ryosukè à Rueil-Malmaison.

C’était pendant la grève de la ligne du RER A et Paris semblait paralysée. Je tenais absolument à me rendre à cette conférence et comme tout les jours de grève la vie devient un véritable parcours du combattant. Je n’étais jamais allée à Reuil-Malmaison, et c’est dans la cohue d’un bus bondé que je pus apercevoir la ville à travers la vitre embuée de chaleur humaine et de tension mal contenue. Malgré tout, cette expédition entreprise depuis la gare routière des sous-sols de la Défense, m’offrit le spectacle d’un paysage urbain en métamorphosant lentement ponctué par de nombreux arrêt où se pressaient et s’agitaient des voyageurs essoufflés et irrémédiablement en retard. La nouveauté de ce paysage urbain exacerba en moi le sentiments de particularité quant à l’architecture et l’ambiance générale de la ville par rapport à Paris. J’étais alors dans de bonne disposition pour assister à cette conférence. Le séminaire «Paysage et Identit » avait lieu le mercredi 16 décembre 2009 à École supérieure d’art à Rueil-Malmaison et M. Ryosuke Shiina, qui est le professeur à l’université du Japon, a y été invité.

Il s’agit de «Paysage découvert». En effet, le paysage n’est pas comme une statue dans la nature. C’est-à-dire, il n’a pas de forme propre, ni ne fonctionne comme un symbole de la Nature. Le paysage, qui est quelque chose qui doit être découvert en tant qu’une nouvelle reconnaissance. Découvrir le paysage signifie découvrir un nouveau langage, produire des néologismes, ou bien avoir la nouvelle reconnaissance dans la figure du paysage, ou bien peut être découper l’image encadrée comme une photographie. C’est-à-dire, le paysage est anonyme, mais en découpant ou bien en encadrant les paysages, on leur donne une nouvelle reconnaissance, c’est-à-dire, on les nomme. Le paysage nommé, c’est-à-dire, le paysage néologique qui est le langage représenté le paysage. C’est vraiment comme prendre les photos, en prenant les photos, on découpe le paysage, ça aussi comme une sorte de nomination. C’est-à-dire, avoir la reconnaissance. Kunio Yanagida a dit que «le paysage est une représentation visuelle de langage.» Dans ce sens-là, cette idée de «Paysage découvert = découverte de langage» est compréhensible. Mais il ne s’agit pas de la forme, c’est la figure, puisque Shiina a insisté sur le fait que l’on considère le paysage comme «espace quantitatif» dans le sens de la construction épistémologique. Puisqu’on le découvre avec notre propre perception  qui correspond à la mémoire, à la sensibilité, à l’ensemble des représentations sensibles et des concepts s’y rapportant. Par exemple, lorsque le paysage correspond à notre identité, il ne s’agit pas d’avoir l’expérience du paysage objectivement. Comme l’alpiniste découvrant le paysage avec son corps et éprouvant physiquement son idée de la nature. Il s’agit d’interaction entre un être humain et l’espace qui l’entoure et qu’il appelle nature. Cette accumulation de sensations, de perceptions, fruit du lien sensible avec le monde extérieur, c’est aussi ça le paysage.

Des paysages japonais (Nihon fûkei-ron, 1894) Shigetaka Shiga

Comme une définition de paysage et synonyme de paysage japonais
En effet, il n’y a d’identité entre le paysage et la nature que par un acte de l’esprit rapportant au concept de nature une certaine perception visuelle de ce qui nous est présenté sous les yeux. Surtout, si une intention est à l’origine de cette perception visuelle. Dans ce cas, il y a une circularité entre perception et le jugement lié à cette perception. Plus simplement, je ne vois que ce que j’ai envie de voir tout en étant convaincue que mon jugement ne dépend pas de moi, ce qui lui donne un caractère objectif et à ce titre possédant le plus haut degré de vérité.
Ce qui nous amène à penser que le paysage ne se rapporte pas directement à la nature, seulement par la médiation du concept (ce que nous appellerons le schématisme). Il fonctionne alors seulement comme une sorte de symbole de la nature (nature en tant que concept ou ensemble des discours ayant pour objet le monde des phénomènes extérieurs indépendantsde notre volonté). Ce qui nous amène à penser que la question du paysage est essentiellement une question de langage et d’intention. Découvrir un nouveau  paysage, c’est découvrir un nouveau logos, produire des néologismes de nouveaux discours, et donc un nouvel objet de pensée. Lorsque nous promenons notre regard sur une étendue ou un espace qui s’offre à nous, nous regardons les choses d’une certaine manière. Nous scrutons, inspectons, arpentons de l’œil cette étendue par le mouvement de nos yeux. C’est par ce mouvement que nous nous laissons par abus de langage qu’il y a un ordre extérieur que l’œil de chair nous rapporte et que l’œil de l’esprit perçoit. Nous procédons à un découpage de l’image que nous envoie cette étendue. Et le cadrage constitue un avatar de cette façon que nous avons de regarder, de percevoir et d’interpréter une donnée de sens. La peinture présente ce caractère mais bien plus la photographie qui dans l’instant capte la façon dont nous voulons percevoir le monde environnant. Cadrer, capter sous des conditions déterminées le monde environnant (tel que le permet la photographie) c’est produire un jugement, c’est raisonner et inscrire le paysage dans le langage. Kunio Yanagida a dit que «Le paysage est une représentation visuelle du langage».

Junko Shiraishi

MONUMENTA 2010

Article publié le : Jeudi 4 février 2010. Rédigé par : Mylene

Actuellement, se tient dans la nef du Grand Palais, l’exposition Personnes de Christian Boltanski à l’occasion de la Monumenta 2010. Christian Boltanski investit l’immensité du lieu et  propose une mise en scène spectaculaire orchestrée par ses Archives du cœur. Son œuvre occupe principalement le sol de l’espace, elle met en avant l’immensité horizontale du lieu. L’ambiance y est sombre et hivernale.

Propos de l’artiste

«Un des grands malheurs de notre société occidentale est qu’elle est fâchée avec l’idée de mourrir. La mort est devenue une chose honteuse. Pourtant, en parler me semble nécessaire et j’essaie de le faire à travers de petites paraboles.»

Le thème principal de l’exposition est la mort. Le spectateur se trouve confronté à une multitude de vêtements, interpellant sur l’absence du sujet au profit de l’objet. Cette multitude de vêtements symbolise pour chacun d’eux un corps disparu, ils forment ainsi un «paysage de souvenirs» mais aussi un cimetière à ciel ouvert.  L’humanité, l’absence, le temps, la mémoire, sont les maîtres-mots de celle-ci. Le titre de l’exposition Personnes, renvoie à l’idée de multitude, mais dans un même temps, ce que l’on entend c’est personne sans «s», c’est-à-dire l’homme sans nom. Chacun des visiteurs peut faire sa propre interprétation, selon son émotivité, ses propres angoisses face à la mort et les questions qui en découlent.
Je préfère ne pas décrire en détail l’exposition, afin de vous la laisser découvrir. Ce qui est remarquable c’est à la fois la qualité esthétique et visuelle de l’œuvre en elle-même, la mise en scène, et la place qu’a  le spectateur. Celui-ci ne se trouve plus devant l’œuvre mais dans l’œuvre, il n’y a aucune distance entre le visiteur et l’objet auquel il est confronté. En tant qu’étudiants d’arts plastiques et dans le cadre du cours,  je pense que cette exposition est intéressante car elle emploie différents procédés de conservation tels que ses archives des battements de cœurs, ou ses collectes de vêtements.  

«Christian Boltanski est l’un des artistes qui a mené le plus loin des réflexions existentielles en parvenant chaque fois à ouvrir des nouvelles portes. Ses œuvres se situent dans la lignée des grandes interrogations sur le mal, depuis Dante jusqu’à Lautréamont, Artaud, Genet. Il est ce qu’on appelle un artiste philosophe, pratiquant un art qui pose des questions sans chercher à y apporter des réponses; un art qui n’a peur de passer par le registre de l’émotion, donc un art qui prend des risques —celui d’être mal compris, d’être qualifié de trop littéral, trop pathétique. Christian Boltanski est certes un artiste pessimiste, mais il croit beaucoup à la transmission. Il y a dans son travail un élément de régénérescence par la mémoire, par la transmission orale. Il n’y a pas de nostalgie chez lui, mais une très grande disponibilité pour le présent et pour le futur qui reste à vivre.» (Catherine Garnier, Commissaire de l’exposition).