Promenade dans la nuit de Landy
Article publié le : Mardi 18 mai 2010. Rédigé par : Xiaozhi ChenMise en valeur des objets précaires abandonnés a travers un petit monde transparent. Autrement dit, la boîte comme un sorte d’espace surveillé, comme on protège un objet précieux, les images sont bien vivantes dedans. Parfois, derrière les papiers coupés, les vrais vies paraissent plus faible.
La nuit de Landy n’est pas très rassurante, comme un nouveau terrain sauvage, nous abordions la rue mystérieuse. Sans personnage, elle devient scène artistique. Chaque personne croisé ou suivie apparaissent comme dans un spectacle, éclairés par des lampadaires, ainsi on peut confondre la réalité avec l’utopie. Tel passant barbus, une femme ronde au pain au chocolat, un policier jouant avec son portable…Selon les langues, les cultures, les âges, les vies privées et publiques se modifient profondément…
Piazza Del Duomo, Milano
Article publié le : Dimanche 2 mai 2010. Rédigé par : Xiaozhi ChenThe Good Earth
Article publié le : Dimanche 18 avril 2010. Rédigé par : Hao Wu
Entre les deux guerres mondiales, juste après la crise économique de 1929. Il n’y a aucune raison pour douter de l’autorité de l’Europe qui avec les Etats-Unis et l’empire du Japon contrôlaient encore 80% de la superficie du monde. Dans le film Tabou de Murnau on trouve différentes sources de la musique classique ou de la peinture allemande et en même temps, on peut voir l’influence de la période de république Weimar avec le Bauhaus et les mouvements d’art avant-garde de l’Europe de l’est. On voit ensuite des images de nus (comme au début de Tabou) dans le film Olympia de 1938 de Leni Riefenstal. Quand Murnau est parti aux Etats-Unis en 1929, l’Allemagne avait déjà changé avec la crise économique.
Dans le film Tabou, il y a quelques acteurs chinois. Après le 19e siècle les nombreux chinois ont été transportés par les gouvernements coloniaux pour travailler dans le champs des petites île de l’océan Pacifique ou Atlantique (il y a des différences avec les Chinois émigrés de l’Asie du sud), parce qu’ils sont plus dociles et travaillent bien aux champs (comme les Japonais à Hawaii et au Brésil). Ce marchand chinois qui opprime l’acteur ressemble au marchands juifs du film Intolérance de D. W. Griffith de 1916, et pour changer cette image, on peut attendre jusqu’à la Seconde Guerre mondiale quand la Chine était aux côtés des Etats-Unis et le Japon aux côtés de l’Allemagne et de l’Italie.

En 1937, il y a deux films faits par deux groupes, The Good Earth par Sidney Franklin pour la Chine et Die Tochter des Samurai (La fille de Samurai ou Terre Nouvelle en japonais) par Arnold Fanck (un réalisateur montagnard allemand, né le 6 mars 1889 et mort le 29 septembre 1974) pour le Japon.

The Good Earth écrit par Pearl S. Buck raconte l’histoire de Wang lung, un paysan chinois, qui habite dans le nord de la Chine. Un film joué par les acteurs blancs, pour une histoire americaine. A la différence de Tabou, avec un happy ending (très style Hollywood), et d’autre part c’est une histoire très américaine, qui raconte la vie d’un homme qui luttait et réussit dans son travail. C’est très proche du rêve américain, et notamment pour les Américains, ce film a montré la Chine comme un pays allié des Etats- Unis.
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Moment de la scène photographique
Article publié le : Mardi 13 avril 2010. Rédigé par : Hao Wu
C’est une photo faite par un photographe italien en 1904, qui montre un espion japonais pris par les soldats russes pendant la Guerre russo-japonaise. Ce n’est pas la première fois qu’on montre la guerre sous forme de photo. Après avoir utilisé la technique photographique pour décrire la Guerre de Crimée, cette invention la plus importante du 19e siècle est très liée avec la guerre qui profite toujours des résultats des plus récentes recherches scientifiques. (Au cours du conflit, le chemin de fer est pour la première fois utilisé de façon tactique et le télégraphe électrique permet des communications plus rapides y compris avec le pouvoir politique).
En 1885, Eadweard Muybridge avait déjà photographié une série d’images de chevaux courant (voir photo 1), montrant tous leur mouvements, qui nécessitait un équipements photographiques spéciaux, et ainsi la prévision du parcours du cheval. Mais la guerre n’est jamais prévue.
Ainsi, à travers les photos de la Guerre de Crimée de Roger Fenton, on ne voit qu’une vallée calme et des portraits de soldats. Si l’on veut voir les fameuses et magnifiques scènes de guerre, il faudra faire des recherches dans l’œuvre de Richard Caton Zoodville pour connaître plus directement la Guerre de Crimée. 10 ans plus tard, les œuvres photographiques d’Alexandre Gardner dans le même style que Roger, montrent encore des corps de soldats sur le champ de bataille et le portrait des généraux. Mais, il n’a guère possibilité de montrer le soldat en mouvement ou les mouvements de soldat. À cause des équipements lourds et du long temps de pose, le photographe lui-même ne peut pas bien jouer son rôle. Et capturer l’instantané objectif, l’environnement, tout ce qu’on photographie est limité.
Jusqu’au déclenchement de la Guerre russo-japonaise, la technologie photographique s’est beaucoup développée. Face au public habitué à apprécier la peinture, les photographes ont une grande difficulté à créer des oeuvres populaires pour montrer des mouvements du combat. En comparaison avec la peinture, les photos ne peuvent pas immédiatement atteindre un haut niveau haut jusqu’au début du 20e siècle, la plupart des illustrations de journaux et de périodiques sont des peintures, comme par exemple des du Petit Journal ( quotidien parisien, édité par Mose Polydore Millaud, qui a paru de 1863 à 1944.) (voir photo 2). À cette époque-là, au Japon, le journal est comme un nouveau média et l’Ukiyoe joue un rôle historique. (voir photo 3) Pendant les trois Guerres de 1894 à 1904 (la première Guerre sino-japonaise, l’Époque des Boxeurs, la Guerre russo-japonaise), les télégrammes et les communiqués de presse sont les moyens d’information sur la guerre. Il était apparu un grand nombre d’œuvres Ukiyoe qui représentent et manifestent plus vivement les scènes de guerre que les photos. Les Ukiyoe étaient diffusés plus rapidement que les photos de presse qui étaient envoyées par mer au Japon vers la fin de la Guerre.
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L’art du bois dans la rue – KAWAMATA
Article publié le : Dimanche 11 avril 2010. Rédigé par : Cindy TheodoreEn arrivant devant le Centre Pompidou, sur la plaza…que vois-je ? Des morceaux de bois…qui me font penser à Tadeshi Kawamata ….je les prends donc en photographies ! et je ne me suis pas trompée… Voici un aperçu d’une de ces œuvres visible depuis la plaza de Beaubourg :
© Théodore Cindy, avril 2010
© Théodore Cindy, avril 2010
Cindy Theodore
Thierry De Mey à Exit
Article publié le : Dimanche 28 mars 2010. Rédigé par : Cindy Theodore
Voici un extrait de la vidéo de Thierry De Mey présenté à Exit (du 18 au 28 mars 2010): Top Shot.
Solop d’Anne Teresa de Keersmaeker (2002). La vidéo est projetée sur le sol. Ce sol est recouvert de sable et l’on peut aller dessus. Sur la vidéo, un enfant danse avec l’image d’ Anne Teresa de Keersmaeker. Très belle rencontre !
cindy théodore
captation vidéo : cindy t.
Testeurs-performeurs de vêtements communicants.
Article publié le : Mercredi 17 février 2010. Rédigé par : Elsa DurieuxCindy a déjà expliqué le concept du collectif canadien Experientia Electricae et de leurs vêtements. Je ne reviens donc pas sur leurs recherches, ni sur leurs intentions mais plutôt sur l’expérience, sur notre expérience en tant que testeurs-performeurs de «vêtements communicants». Le temps de l’expérience et de la découverte, le concept de ces vêtements-vivants est intéressant, puis peu à peu, il commence à montrer ses limites et ses failles. En effet, le son que nous produisons en marchant est unique, ne change (malheureusement) pas selon la vitesse ou les mouvements. Les deux capteurs, qui vont détecter les mouvements, sont cousus sur la face interne de jambe du pantalon au niveau des chevilles. Celles-ci doivent clairement s’entrechoquer ou se frotter pour que le processus fonctionne, que LE son puisse être libéré et entendu dans l’encolure du vêtement. Bref, l’intention y est (même si on sent le déjà vu et pas le «franchement innovant») mais la déception, après essayage, est immense.
De plus, comme le soulignait Cindy, aucune trace n’est conservée (ni même créée: pas de vidéo, pas de tracés GPS, pas d’enregistrement de nos sons combinés). Mais alors, que cherche réellement ce collectif, en créant ces vêtements? Tout cela est resté très vague, même pour nous qui cherchions à en savoir plus. Le projet reste à l’état d’embryon et mériterait de tenir compte des réactions des testeurs pour s’améliorer et exister. La vidéo, en ligne sur le site de la galerie, vante l’interaction de ces vêtements, censés réagir par la présence de l’autre. Cette dimension m’a rappelé l’œuvre vestimentaire de Lucie Orta. Cette artiste britannique crée des vêtements pour relier les hommes entre eux. En 1991, année où elle rencontre son mari, elle «abandonne» le stylisme pour se consacrer à une recherche plastique qualifiée d’«architecture corporelle».
Dans son œuvre, intitulée Architectures modulables, présentée en 1996 à la Fondation Cartier, elle réalise des sculptures à partir de fragments vestimentaires et invite des participants à les investir. Ces derniers pouvant évoluer séparément ou se lier aux autres en attachant leur partie d’habitacle à celle des autres et créer ainsi un lien et un lieu communautaire. Ces extensions transforment, cachent, masquent le corps pour chercher un autre langage, pour qu’un dialogue avec l’autre existe. Une fois encore, c’est cette dernière dimension qui manque au collectif canadien. L’interaction entre les différents sons des participants ne fonctionne pas. Le charme de cette expérience est rompu.
Elsa D.
Interview d’Oleg Lyt. Exposition Look Down
Article publié le : Mardi 2 février 2010. Rédigé par : Olga AliksandrovskaJ’ai réalisé cette interview auprès d’Oleg Lyt, le 2 Février 2010 à propos de son exposition Look Down. Etant particulièrement intéressée par sa vision toute particulière des plaques d’égout et sa passion qui transparaît au travers de ses nombreuses photographies réalisées dans le monde entier. Son travail s’est étalé sur deux ans et si selon lui, chaque plaque est différente en fonction des pays, c’est certainement le Japon qui l’a le plus marqué. C’est sans doute là que ces plaques ont les couleurs les plus chatoyantes et pourraient presque être assimilées au travail de la bande dessinée…
«Elles se trouvent sous nos pieds, piétinées par les piétons, les machines et sont jonchées d’ordures et de mégots de cigarettes et de crottes de chiens… Elles sont disséminées partout dans le monde de New York à Melbourne, de l’Argentine à la Norvège. Elles sont situées sur les grands boulevards et ruelles à l’abandon, sur les places centrales ou dans des cours sordides, mais se trouvent dans la rue où vous habitez. Il y en a des milliers dans les immenses métropoles et sont là également dans la plus petite ville. Elles sont le reflet d’une civilisation mais très peu de gens leur prêtent attention, parce que pour eux, ce ne sont que de simples trappes d’inspection des égouts! Chaque jour, nous passons sur ces artefacts, vaguement conscients de l’énorme diversité des fonctions de notre civilisation qu’ils représentent. Eau, électricité, égouts, gaz, téléphone, la chaleur:chaque trappe peut raconter son histoire.
Une variété de capsules de métal, de puits d’observation ferment les installations souterraines —une vaste collection d’art industriel. Comme d’habitude, les phénomènes ordinaires de la vie sont omniprésents, mais ignorés. La conception d’un grand nombre d’entre elles méritent l’attention.» Oleg Lyt
Lien
Photos prises à Paris, en bord de Seine
Cette interview m’a poussée à faire davantage de recherches sur le rôle que peut jouer la plaque d’égout dans notre société. Simple objet utilitaire, détournement en objet d’art et pourquoi pas un objet de design industriel que l’on pourrait associer aux nouvelles technologies et notamment la géolocalisation ?
C’est ce que propose le designer Jae Kwon qui offre une alternative à l’utilisation du GPS-navigateur. Son invention ouvre désormais la voie dans les zones peu familières qui peuvent nous aider: les plaques d’égout. Carte-Hole est un nouveau dispositif qui donne aux voyageurs la possibilité de cibler l’aide aux éléments déjà existants du paysage urbain. Il fournit au piéton des informations sur sa localisation, les attractions environnantes et le temps nécessaire pour les atteindre. Ce designer propose de couvrir les regards d’égout avec des couvercles spéciaux comportant des informations. La plaque va pouvoir indiquer les musées à proximité, les restaurants, les parcs, tout ce qui peut intéresser le voyageur. En outre, Jae Kwon propose d’y placer des informations sur les établissements commerciaux et de transférer l’argent gagné par la publicité au budget local. Carte-Hole est certes un concept intéressant, mais son application pratique est difficile à mettre en oeuvre. L’idée de publier des informations sur les regards d’égout s’est déjà manifestée mais le problème est qu’ils sont souvent situés au milieu de la route, au milieu d’une circulation dense. Il est tout simplement dangereux de forcer une personne à s’arrêter au milieu de la rue et de regarder vers le bas pour y trouver les informations que ces plaques peuvent délivrer. Mais, cette idée ingénieuse mérite tout de même une attention toute particulière.
Renée Green, Ongoing Becomings
Article publié le : Samedi 26 décembre 2009. Rédigé par : Cindy TheodoreAu Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne
Levée à 5 heures 30, je prends mon train en direction de Saint-Lazare à 6 heures 40. L’aller jusqu’à Gare de Lyon est rapide. J’y arrive à 7 heures 30. La voie du train s’affiche, 21. Je me dirige sur le quai et je marche pendant très longtemps, voiture 16… Arrivée à l’intérieur, l’angoisse monte, où sont mes camarades? Où est Mme T. ? Elle arrive quelques minutes plus tard et la pression retombe enfin. Les autres aussi sont arrivés, dans un autre wagon. Le voyage se fait sans encombre, en alternance avec des discussions et un profond sommeil.





























