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Cycle de conférences, initié par Alain Cieutat et Félix Müller, donnant la parole à des professionnels de réputation autour des problématiques du design et de la typographie.

Anette Lenz et Vincent Perrottet

archives | graphisme | scénographie | typographie | mercredi 24 mars 2010 | 18h30 | salle A1-172 | image

Le graphisme est un art vivant

Trop souvent, le graphisme est réduit à une fonction d’information visuelle des publics sur des événements ou des propositions sensés les concerner. Cette définition apparente à tort cette discipline à « faire de la publicité ». (ou la publicité)

Anette Lenz et Vincent Perrottet sont des créateurs dont le moyen d’expression est la conjugaison des formes graphiques.
Ils travaillent comme tout artiste… en résistance et dans la perspective de toucher l’autre à l’endroit de son intelligence et de sa sensibilité.
Leurs images accompagnent et mettent en formes les sujets que leur confient les commanditaires qui leur accordent leur confiance (et réciproquement) et ont une double fonction: informer et permettre de se réfléchir dans des formes originales.
L’ expression de l’art vivant (théâtre, danse, musique…) reste en France un espace de liberté visuelles qui permet d’inscrire
dans l’espace public de véritables créations graphiques.

Malte Martin

archives | graphisme | mercredi 2 décembre 2009 | 18h30 | salle A1-172 | image
MalteMartin

Les mots dans la ville

- de l’irruption de la parole dans l’espace public (projets Agrafmobiles “Onze délires!”, “Magenta”, “Mots Publics”)
- faire parler typographiquement un lieux de spectacle (exemple Théâtre de l’Athénée)
- au delà des mots (travaux expérimentaux tel “Instants Mobiles” et “Jusqu’à l’effacement des mots”)

Graphiste et plasticien, Malte Martin anime un atelier graphique qui explore tous les domaines de la création contemporaine : théâtre, danse, musique, cinéma… Ses influences sont multiples. D’origine allemande, il débute son parcours par une formation « Bauhaus » aux Beaux-Arts de Stuttgart, avant d’intégrer l’ENSBA de Paris et l’atelier Grapus.

Parallèlement à sa pratique de design graphique pour le théâtre, la danse et la musique contemporaine, Malte Martin a ouvert avec Agrafmobile un champ artistique qui investit l’espace urbain et les territoires du quotidien. L’espace d’Agrafmobile est pour lui un espace d’expérimentation artistique et de recherche fondamentale. L’espace public, les publics, l’image, le signe, l’environnement visuel, sensible, sonore sont au cœur de ses recherches. «Mon envie, c’est de recréer par ce théâtre visuel un espace public qui donne à voir et à lire autre chose que des signes administratifs et des messages commerciaux. Une tentative de reconquérir l’espace public comme un espace d’imagination appartenant à ceux qui y vivent.»

Damien Gautier / Trafik

archives | graphisme | typographie | mercredi 29 avril 2009 | 18h30 | salle A1 172 | image
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Damien Gautier est tombé dans la typographie quand il était grand, après des études scientifiques pour combler ses parents qui l’auraient aimé ingénieur en optique.
Une rencontre majeure l’attirera vers le métier de graphiste dont il ignorait jusqu’à l’existence.

Son apprentissage de la typographie au sein de l’atelier de création typographique de l’École Estienne après avoir rencontré un premier professeur passionné qui tenta de faire comprendre les vertus des exercices basés sur l’enseignement qu’il avait lui-même reçu à Bâle au jeune élève qui pensait naïvement que le Mac permettait juste d’“aller plus vite”!

Au-delà de l’anecdote, il faut sans doute voir une explication à sa manière d’envisager sa pratique de la typographie et du design graphique.

Une approche raisonnée – obsessionnelle diront certains – pour comprendre ce qui se cache derrière une composition qui “fonctionne”, derrière une affiche qui, bien qu’elle ait été conçue il y a plus de 50 ans, a toujours la même force, derrière une mise en page qui “tient debout”.

Mais une volonté toute aussi forte de démontrer que cette approche est “soluble” dans une pratique résolument contemporaine au sein de l’atelier “Trafik” (dont il est co-fondateur en 1997 avec Pierre Rodière), au carrefour de la typographie, de l’édition, du multimédia et de la communication visuelle.

C’est dans cette optique qu’il conçu un premier livre “Typographie, guide pratique” (Pyramyd).
Et c’est au départ par défi, puis parce que convaincu de sa nécessité, qu’il se lança dans la rédaction d’un deuxième sur la mise en page (au sens large) qui sortira prochainement aux éditions Niggli et Pyramyd.

Il enseigne depuis plusieurs années au sein du DNAT design graphique de l’école nationale supérieure des beaux-arts de Lyon.
www.lavitrinedetrafik.fr

David Poullard

archives | dessin de caractères | graphisme | typographie | mercredi 18 mars 2009
18h30 – salle A1 172 | image

Le cul entre trois chaises

C’est ainsi que je pratique, bon gré mal gré, mon métier. Trois territoires qui se chevauchent, se frottent, s’opposent parfois, se nourrissent souvent: la commande, le «hors-commande», l’enseignement. Trois tiers d’un tout avec lequel je jongle, m’essouffle ou jubile, c’est selon. Et au milieu de ce tout, comme point commun, le mot, les mots, les mots proches, et les lettres qui leurs donnent formes. M’y attacher.

Notes biographiques

David Poullard est dessinateur de caractères typographiques, graphiste et enseignant. Son champ d’investigation est l’interrogation du quotidien, et plus spécifiquement l’étude des écritures exposées et des pratiques sociales qui les génèrent.

Il dessine à partir de 1999 la série des Ordinaires, caractères typographiques inspirés des noms de stations en carrelage présentes dans le réseau métropolitain parisien. À la demande de la RATP, il dessine en 2001, en collaboration avec Julien Gineste La Métropolitaine, caractère typographique destinée à composer les noms des stations de style Guimard puis en 2004 un caractère destiné à composer les destinations sur les supports à LED des tramways et de certaines lignes de RER.

Dans le champ de l’édition, il a notamment réalisé le catalogue de l’exposition R/B, Roland Barthes (Centre Pompidou), en collaboration avec Philippe Lakits, et plus récemment Fernand Deligny, œuvres, ouvrage primé au concours de plus beaux livres français en 2007.

En compagnie de Florence Inoué et de Guillaume Rannou, il développe depuis 2001 des projets destinés à questionner nos habitudes langagières, à fouiller les ressorts de notre oralité. Un corpus de 210 «locutions figées» a été mis jour et contextualisé sous diverses formes (tracts, affiches, inscription monumentale). Un Précis de conjugaisons ordinaires, ouvrage paru en 2006, propose à qui veut 190 verbes «nouveaux», déclinés de locutions et expressions françaises.

Il mène actuellement, dans le cadre d’une bourse du Cnap, une recherche: «Ces lettres dans lesquelles on circule», tentative d’interrogation de l’environnement scriptural des villes françaises.

Anne Denastas et Camille Gallet

archives | graphisme | typographie | mercredi 11 février 2009 | 18h30 | salle A1-172
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Histoire d’un projet éditorial

En 2005-06, Anne Denastas et Camille Gallet ont collaboré à la création d’un livre de sensibilisation à la typographie édité chez Niggli (Suisse). Cette conférence sera l’occasion pour elles d’évoquer les différentes étapes de l’élaboration d’Une Initiation à la typographie et plus largement d’aborder la conception d’un livre depuis son idée jusqu’à son édition.

Anne Denastas (1976) est diplômée de l’école des Beaux-Arts de Mulhouse et de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, elle a effectué un stage d’un an chez les Ballmer à Bâle en Suisse et dit avoir beaucoup appris de cette expérience. Elle est graphiste indépendante depuis 2005. Actuellement, elle collabore régulièrement avec Myriam Barchechat sous le pseudonyme Dasbat. Elles ont pour commanditaires des institutions culturelles, plusieurs galeries, artistes et éditeurs.
www.dasbat.com

Après des études littéraires, Camille Gallet (1980) rentre à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Elle poursuit ses études de design graphique pendant un an à l’école des Beaux Arts de Berlin avant d’être diplômée de l’ENSAD. Depuis 2006, elle travaille à Paris comme graphiste indépendante. Orientée vers le design imprimé, elle travaille essentiellement pour le domaine culturel, collaborant régulièrement avec Cécile Boyer et Emmanuel Pevny sous le nom Atelier trois.

www.camillegallet.fr

accès

Université Paris 8 – Bâtiment A
département Arts Plastiques
2 rue de la Liberté, 93 Saint-Denis
métro Saint-Denis – Université
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